Les Statuts du Fonds monétaire international lui assignent notamment pour mission de «contribuer à l'instauration et au maintien de niveaux élevés d'emploi et de revenu réel ». Cette mission a été réaffirmée au fil des années, la direction du FMI insistant sans cesse sur l'importance de l'emploi pour la cohésion sociale. La crise économique mondiale a provoqué une explosion du chômage dans de nombreux pays, soulignant combien il est nécessaire de créer les conditions nécessaires à la création d'emplois et à une croissance inclusive.
Il n'est guère surprenant que l'économie mondiale ait connu la plus forte poussée du chômage durant la crise économique – la pire depuis la Grande dépression – et que le chômage reste élevé aujourd'hui. Le chômage est étroitement lié à l'activité économique. En fait, dans le court terme, croissance et chômage sont les deux faces d'une même médaille; lorsque l'activité économique est dynamique, la production est plus élevée et des effectifs en plus grand nombre sont nécessaires pour produire davantage de biens et de services. Lorsque l'activité économique est faible, les entreprises réduisent leurs effectifs et le chômage augmente. C'est pour cette raison que, dès le début de la crise, le FMI s'est montré en faveur d'un éventail de politiques adaptées à la situation du pays pour stimuler la demande – et, par conséquent, l'emploi –, en particulier de mesures de relance budgétaire temporaires et d'une réduction des taux d'intérêt directeurs.
Sur le long terme, un plus large faisceau de politiques et d'institutions influence le fonctionnement des marchés et l'ampleur de la création d'emplois. Souvent, des aménagements doivent être apportés à ces politiques et institutions pour doper la croissance et la création d'emplois. Ces aménagements peuvent être parfois politiquement controversés et difficiles à mettre en œuvre. Une réduction du coût du travail peut s'imposer par exemple. Mais pour certains pays, la réforme est essentielle pour rétablir la compétitivité et accroître les possibilités d'emploi à l'avenir – en particulier pour les jeunes. Quand ces réformes sont engagées, elles doivent être mises en œuvre en tenant compte des réalités de chaque pays et avec soin, à l'égard notamment des membres les plus vulnérables de la société.
Des partenariats actifs
Les politiques du marché de l’emploi sont partie intégrante des conseils de politique et des programmes du FMI en raison de leur importance pour la création d’emploi et la croissance. Mais l’emploi ne relevant pas des domaines de compétence directe du FMI, il se doit d’aborder les questions du marché du travail avec minutie; le FMI coordonne donc ses prises de position qui font l’objet d’échanges de vues avec d’autres instances internationales, régionales et nationales.
Le FMI entretient un partenariat actif avec l’Organisation internationale du travail (OIT) à travers un apport mutuel de compétences pour mieux comprendre l’impact des politiques macroéconomiques sur la création d’emplois. La coopération avec l’OIT a permis de produire des travaux conjoints sur le dialogue social associant les pouvoirs publics, les syndicats et le patronat dans trois pays pilotes (Bulgarie, République dominicaine et Zambie) et sur les politiques de protection sociale sur le lieu de travail. En 2012, le FMI a collaboré avec l’OIT et l’OCDE à une étude sur l’emploi qui a été examinée par les Ministres des finances des pays du G-20.
Le FMI collabore aussi avec la Banque mondiale sur les questions du marché de l’emploi ainsi qu’avec des organes régionaux comme la Commission européenne. Au niveau national, plus de 80 % de l’ensemble des missions des services du FMI rencontrent les représentants des syndicats nationaux pour échanger des points de vue sur les développements survenus sur le marché du travail de divers pays membres du FMI, et de vastes consultations sont tenues avec la Confédération syndicale internationale sur la politique du travail.
Le FMI s’est davantage efforcé de mobiliser les compétences des institutions partenaires pour faire une plus grande place aux questions macrosociales dans ses analyses et conseils de politique économique. Par exemple, ses études sur la croissance, l’emploi et l’égalité et la pauvreté sont actuellement renforcées par les activités d’un groupe de travail interdépartemental sur l’emploi et la croissance.
L’engagement du FMI en quelques mots
Les conseils du FMI sur les institutions et les politiques du marché de l’emploi visent à maintenir les taux de chômage bas et à promouvoir une croissance aussi solidaire que possible. Une législation de protection de l’emploi peut contribuer à la réalisation de ces objectifs au même titre que les salaires minimums et les dispositifs de convention collective sont nécessaires pour établir des règles précises de discussion entre les entreprises et les salariés. Un niveau excessif de protection peut toutefois fausser le marché quand cela aboutit à des niveaux de chômage très élevés dans certaines catégories de la population, les jeunes par exemple.
- Dans le cadre de sa surveillance bilatérale, le FMI examine les questions liées au marché du travail, en particulier lorsqu’elles sont essentielles pour la stabilité macroéconomique du pays.
- Dans les programmes appuyés par le FMI visant la stabilisation macroéconomique à court terme, les recommandations de politique monétaire et budgétaire prennent une place plus importante que les conseils relatifs aux institutions du marché du travail, dénotant la contribution limitée aux résultats macroéconomiques à court terme des politiques ayant trait à ce marché.
- Dans les programmes appuyés par le FMI, axés sur un ajustement économique à long terme, l’objectif est souvent de doper la croissance, principal moteur de la création d’emplois, et la rendre plus solidaire. Plusieurs recommandations visent à promouvoir l’activité du secteur privé, à travers l’amélioration du climat des affaires, l’amélioration de l’accès aux financements, le renforcement de la concurrence sur les marchés des produits et des services, et/ou la diversification de l’économie. En outre, des politiques dynamiques du marché du travail – formation professionnelle et formation continue de la main d’œuvre – font souvent partie des recommandations des services du FMI.
Des compromis difficiles pour renouer avec la croissance et rétablir la compétitivité
Les conseils du FMI en matière d’emploi sont adaptés aux réalités de chaque pays. En Europe par exemple, plusieurs pays sont confrontés à l’heure actuelle au défi de rétablir la compétitivité pour stimuler la croissance. L’appartenance à la zone euro signifiant qu’un pays ne peut, de sa seule initiative, dévaluer le taux de change nominal ni modifier le taux d’intérêt et en tenant compte du fait que l’augmentation de la productivité ne s’enracine que sur la durée, l’amélioration de la compétitivité peut exiger une réduction des coûts, du travail notamment.
En Grèce, le chômage a fortement augmenté depuis la crise financière mondiale de 2008, se situant à 26 % en octobre 2012 et dépassant 56 % chez les jeunes (15-24 ans). En tant que membre de la zone euro, la Grèce ne peut dévaluer sa monnaie. Cela signifie qu’elle doit combler son déficit de compétitivité par d’autres moyens en attendant que les réformes menées pour améliorer la productivité portent leurs fruits.
Les coûts unitaires de main-d’œuvre – indicateur essentiel de compétitivité – se sont accrus de plus de 35 % en Grèce entre 2000 et 2010, contre moins de 20 % en moyenne pour l’ensemble de la zone euro. Fin 2011, le salaire minimum en Grèce était nettement plus élevé que celui de ses plus proches concurrents – 50 % de plus qu’au Portugal et 17 % de plus qu’en Espagne, par exemple. C’est l’une des raisons pour lesquelles les exportations de la Grèce ne représentent que 14 % environ de sa production de biens. Afin d’aider à rétablir la compétitivité, il a été procédé à une réduction de 22 % du salaire minimum en février 2012 et à une réduction supplémentaire de 10 % de celui des jeunes. Le programme prévoit aussi une réduction des coûts non salariaux à effet budgétaire neutre de 5 points de pourcentage.
Répartir la charge de l’ajustement
Les réformes du marché du travail comme celles mises en œuvre en Grèce ont de profondes conséquences sociales. Le maintien de la cohésion sociale face à des changements aussi pénibles est indispensable au succès de la reprise économique. Ceci est possible par de vastes consultations entre partenaires sociaux, syndicats compris. L’ajustement doit être perçu comme juste, portant certes sur l’emploi, mais aussi sur les marchés des produits et des services, ainsi que le secteur financier. Mais les consultations ne pourront se tenir sans la bonne volonté de tous les partenaires sociaux.
Il importe aussi de mettre en place un dispositif de protection sociale pour protéger les plus vulnérables. En Europe, le FMI a agi en étroite concertation avec la Banque mondiale et la Commission européenne pour protéger, autant que possible, les dépenses sociales et les emplois, même lorsqu’il s’agissait de réduire l’enveloppe globale des dépenses.
La Lettonie en est un exemple. Le ralentissement économique de 2008 et 2009 a été brutal et a porté le chômage à près de 20 % au début 2010. Il est depuis lors passé en dessous de 14 %, pour partie sous l’effet de vagues d’émigration mais aussi de la création de nouveaux emplois. Le FMI à fermement soutenu l’adoption par le gouvernement, d’un programme d’urgence de travaux publics, financé par le Fonds social européen, pour offrir des emplois temporaires aux demandeurs d’emploi dont les recherches étaient infructueuses. Le FMI a aussi œuvré en étroite collaboration avec la Banque mondiale pour trouver des moyens de protéger les pauvres. Dans le cadre du programme appuyé par le FMI, le gouvernement a augmenté les paiements au titre du salaire minimum garanti, supprimé le versement du tiers payant des soins médicaux pour les plus démunis et augmenté les fonds d’appui d’urgence au logement pour les ménages à faible revenu, tout en protégeant la scolarisation obligatoire des 5-16 ans.
Le programme de la Lettonie appuyé par le FMI a été mené à bien en décembre 2011. Depuis lors, le FMI a encouragé le gouvernement à rechercher les moyens de rendre le dispositif de protection sociale permanent, afin d’éviter les «trappes à pauvreté» c’est-à-dire, de faire en sorte que le système ne pénalise pas ceux qui retrouvent un emploi.
Faire de la place aux dépenses sociales et d’infrastructure essentielles
Les programmes appuyés par le FMI préconisent parfois des coupes dans la masse salariale de l’État, laquelle touche les salariés du secteur public. En règle générale, ces coupes sont encouragées lorsque la masse salariale atteint des niveaux insoutenables ou lorsque les salaires s’écartent sensiblement de ceux du secteur privé. L’un des grands motifs de réduction de la masse salariale de la fonction publique est que cela permet de créer une marge de manœuvre budgétaire pour les dépenses sociales et d’infrastructure essentielles.
Au Lesotho par exemple, la masse salariale, qui représente 17-18 % du PIB, est l’une des plus élevées d’Afrique subsaharienne. Dans le cadre du programme appuyé par le FMI, celui-ci souscrit à l’intention des autorités d’abaisser ce ratio à 14-15 % du PIB pour faire de la place aux dépenses d’équipement prioritaires à caractère social et de nature à promouvoir la croissance. Le gouvernement entend maîtriser la masse salariale en pourvoyant uniquement les postes vacants prioritaires, en autorisant seulement une faible hausse des traitements et salaires, en limitant la création de nouveaux postes et en se penchant sur la question de la taille de la fonction publique. Pour assurer une croissance économique soutenue et accroître l’emploi, le programme privilégie des politiques de développement du secteur privé et de diversification de l’économie.
Dans d’autres cas, les réductions de dépenses sont effectuées pour ramener durablement les comptes publics à l’équilibre et libérer des ressources pour stimuler l’activité du secteur privé. Lorsque c’est possible, de telles mesures s’accompagnent de dispositions de protection des travailleurs les plus pauvres de la fonction publique. Il est parfois arrivé que la masse salariale de l’État augmente durant la mise en œuvre de programmes appuyés par les ressources du FMI.
Conseils adaptés à la situation du pays
Dans l’annexe ci-après, nous donnons d’autres exemples des défis particuliers que pose le marché du travail en Afrique, en Asie et dans le Pacifique, en Europe et en Amérique latine, ainsi qu’au Moyen-Orient et en Asie centrale. Le cas échéant, nous y décrivons la nature des conseils du FMI. Les descriptions indiquent clairement que les conseils du FMI sont étroitement adaptés à la situation du pays en question et conformes au mandat limité de l’institution dans le domaine du marché du travail.
Afrique |
Ghana |
- L’ampleur de l’économie informelle et le faible niveau des salaires sont des problèmes auxquels il faut s’attaquer. Les informations sur l’évolution du marché du travail dans le secteur privé sont limitées. Les dernières enquêtes sur ce marché révèlent que plus de 85 % de la population active opèrent dans le secteur informel. Bien que le chômage reste faible (5,8 % en 2010), il ressort d’observations empiriques que le niveau des salaires dans le secteur privé est bas et que le chômage y est répandu. Le gouvernement a un programme de croissance et de développement ambitieux dont l’objectif est de combler de gros déficits d’infrastructure et d’assurer que la manne pétrolière sera génératrice de croissance et d’emploi dans tous les secteurs.
- La masse salariale du secteur public est élevée (9-10 % du PIB hors pétrole ces dernières années) et a eu tendance à évincer les dépenses d’investissement public. Les conseils du FMI étaient centrés sur les moyens de freiner la croissance de la masse salariale de l’État.
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Lesotho |
- Réformes structurelles face à un chômage élevé. Pour assurer une croissance soutenue et accroître l’emploi, le programme appuyé par le FMI privilégie une politique de développement du secteur privé et de diversification de l’économie.
- Maîtriser la masse salariale de l’État. À 17-18 % du PIB, la masse salariale est l’une des plus élevées d’Afrique subsaharienne. Dans le cadre du programme, le gouvernement entend maîtriser la masse salariale en pourvoyant uniquement les postes vacants prioritaires, en autorisant seulement une faible hausse des traitements et salaires, en limitant la création de nouveaux postes et en se penchant sur la question de la taille de la fonction publique.
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Seychelles |
- Le marché du travail souffre de problèmes structurels. Les plus grands secteurs de l’économique, dont le tourisme, le bâtiment et les travaux publics et la mise en conserve du thon, ont de plus en plus recours à la main-d’œuvre immigrante, dont la part dans l’emploi total a dépassé 26 %, tandis que celle de la main-d’œuvre seychelloise est restée à un niveau quasiment inchangé depuis 2005. Il y a des signes de l’existence de poches de chômage persistantes, en particulier dans la population active jeune non qualifiée. Le gouvernement envisage de procéder à d’autres réformes du système éducatif, de la réglementation du travail et du régime de prestations sociales pour remédier à ces déséquilibres structurels.
- L’emploi a été déplacé avec succès vers le secteur privé. Après une réduction massive des effectifs du secteur public en 2008-2009, la part de l’emploi dans ce secteur est tombée de 45 à 28 % entre 2006 et 2011. Après avoir baissé de 18 % entre 2007 et 2009, les salaires réels moyens se sont redressés et dépassaient en 2011 leur niveau d’avant la crise. C’est dans le secteur parapublic que ce redressement a été le plus marqué, en partie du fait d’un recours accru à des spécialistes expatriés.
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Zambie |
- Évolution du marché du travail. D’après les estimations fondées sur les résultats de l’enquête de suivi des conditions de vie de 2010, le chômage est descendu de 14 % en 2006 à 13 %. Il a été estimé à 29 % pour les zones urbaines, contre 5 % dans les zones rurales. Le taux de chômage était plus élevé chez les femmes que chez les hommes. Parmi les jeunes âgés de 15-24 ans, il était d’environ 28 %.
- Maîtriser la masse salariale de l’État pour faire de la place aux dépenses sociales. Le gouvernement voit dans la masse salariale l’un des principaux obstacles à la création d’un espace budgétaire permettant de procéder aux augmentations si nécessaires des dépenses à caractère social et de nature à accroître la productivité, notamment des investissements dans l’infrastructure. Le salaire minimum a été relevé deux fois ces dernières années : de 44 % en janvier 2011 et de 67 % en juillet 2012.
- Consultations régulières avec les syndicats. Les équipes des services du FMI ont rencontré les représentants des syndicats au cours des revues annuelles de la situation économique du pays pour examiner les points qui suscitent des préoccupations. Les entretiens actuels sont centrés sur les moyens d’assurer une croissance inclusive. Une conférence de haut niveau organisée conjointement par le gouvernement, OIT et le FMI, qui a eu lieu en mai 2012, a traité des réformes nécessaires pour jeter les bases d’une croissance soutenue, généralisée et à forte intensité d’emploi. Les débats ont porté essentiellement sur les politiques visant à favoriser la croissance de l’emploi et à réduire le chômage et le sous-emploi. Le FMI et l’OIT continuent à apporter leur concours au gouvernement zambien dans les domaines couverts à la conférence.
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Asie et Pacifique |
Bangladesh |
- Le programme appuyé par le FMI, en place depuis avrill 2012, vise à restaurer la stabilité macroéconomique, à renforcer la position extérieure et à établir les conditions d’une croissance plus forte et plus inclusive. Au cours de l’année écoulée, le gouvernement a pris des mesures pour reconstituer les volants de sécurité budgétaire et extérieur, et le durcissement des politiques correspondantes a contribué à abaisser le taux d’inflation, à accroître les réserves de change et à stabiliser le taux de change. Un environnement macroéconomique stable devrait aider à protéger le pouvoir d’achat et à préserver la compétitivité du Bangladesh.
- Stimuler la compétitivité. Des efforts sont actuellement déployés pour réduire l’écart de compétence entre le Bangladesh et les autres pays de la région, car les autorités cherchent à tirer pleinement avantage des facteurs démographiques favorables du pays et à favoriser la création des conditions d’une croissance tirée par des secteurs à plus forte intensité de main-d’œuvre. En outre, le gouvernement accroît les dépenses dans le domaine de l’éducation, de la science et de la technologie, ainsi que des technologies de l’information et de la communication.
- Engagement des syndicats. Les membres des missions du FMI et les représentants des syndicats se réunissent pour s’entretenir de questions relatives au marché du travail.
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Myanmar |
- Un développement inclusif et durable est au premier rang des objectifs du programme du gouvernement. Les autorités ont relevé les retraites dans la fonction publique, dont le niveau était bas, et accru les dépenses de santé et d’éducation. Elles ont en outre adopté une législation visant à améliorer l’accès au financement, à attribuer des titres fonciers aux agriculteurs et à stimuler les investissements directs étrangers dans le but de créer de plus grandes possibilités d’emploi.
- Les objectifs des autorités sont soutenus par un nouveau programme suivi par le FMI. Ce programme vise essentiellement à maintenir l’inflation à un faible niveau, à renforcer les institutions de gestion macroéconomique et à accroître les recettes à moyen terme pour financer de gros besoins de développement, en particulier dans les domaines des soins de santé, de l’éducation et de l’infrastructure.
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Îles Salomon |
- Relever les salaires de base tout en rationalisant les indemnités et prestations dans le secteur public. Le budget pour 2013 prévoit une augmentation d’environ 6 % des salaires de base nominaux. Cependant, cette mesure devrait s’accompagner d’une rationalisation des indemnités et prestations dans le secteur public. Une telle action accroîtra la transparence du système de rémunération et freinera la croissance des dépenses ordinaires. Pour ce qui est de l’avenir, il est nécessaire de procéder à une vaste réforme du système de rémunération pour pouvoir attirer, dans les domaines essentiels de la fonction publique, du personnel hautement qualifié et ne pas le perdre, et pour améliorer la composition de la rémunération globale.
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Sri Lanka |
- Le chômage a baissé depuis la fin de la guerre. Il a sensiblement reculé, tombant de 5,7 % en 2009 à 3,9 % en 2012. Le salaire minimum a augmenté dans tous les secteurs depuis 2009. La part de l’emploi dans le secteur public a été ramenée de 15,5 % en 2009 à 14,3 %. Après la fin du conflit, les dépenses de sécurité ont considérablement diminué, libérant des ressources pour les activités de reconstruction et les dépenses au titre de programmes sociaux.
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Europe |
Grèce |
- Le programme appuyé par le FMI vise à restaurer la compétitivité et la croissance. Le chômage atteignait 26 % en octobre 2012 et dépassait 56 % chez les jeunes (15-26 ans). En tant que membre de la zone euro, la Grèce ne peut pas dévaluer sa monnaie. Cela signifie qu’elle doit stimuler la croissance économique par d’autres moyens pour combler l’écart de compétitivité jusqu’à ce que les réformes opérées pour améliorer la compétitivité arrivent à maturité et donnent des résultats.
- Aligner les salaires sur la productivité. Les coûts unitaires de main-d’œuvre ― indicateur essentiel de compétitivité ― se sont accrus de plus de 35 % en Grèce durant la période2000-10, contre moins de 20 % dans la zone euro. Le salaire minimum à fin 2011 était sensiblement plus élevé en Grèce que chez ses plus proches concurrents — 50 % de plus qu’au Portugal, 17 % de plus qu’en l’Espagne et 5-7 fois plus qu’en Roumanie et en Bulgarie. Ces chiffres sont l’une des raisons pour lesquelles les exportations de la Grèce ne représentent qu’environ 14 % de sa production de biens. L’une des mesures visant à restaurer la compétitivité a été de réduire le salaire minimum de 22 % en février 2012 et d’opérer une réduction supplémentaire de 10 % de celui des jeunes.
- Réduire les coûts non salariaux. Pour atténuer les pressions sur les salaires et favoriser la création d’emplois, il a été procédé à une réduction des coûts de main-d’œuvre hors salaires en réformant le système d’indemnités de licenciement et en allégeant la charge administrative liée aux lourdes procédures d’approbation préalable et de déclaration des modalités de travail. Le programme vise en outre à réduire les taux de cotisation sociale patronale de 5 points de pourcentage d’une manière qui soit sans effet sur le budget.
- Accroître l’efficacité des conventions collectives. Dans le cadre du programme, le système d’arbitrage a été réformé : le recours unilatéral à l’arbitrage est maintenant volontaire, comme dans la plupart des autres pays européens; les augmentations de salaire automatiques ont été gelés en vue d’un meilleur alignement de l’évolution des salaires sur les conditions économiques; les entreprises qui étaient la propriété de l’État aussi bien que celles qui le sont encore ont été autorisées à aligner leurs contrats sur ceux du secteur privé par élimination de la titularisation; enfin, une limite a été fixée aux retombées et à la durée des conventions collectives pour encourager la négociation des contrats.
- Une aide plus grande aux chômeurs. Les autorités accroissent les prestations d’assurance-chômage (à titre d’essai pour commencer) et entendent élargir leurs programmes de formation professionnelle en faisant un meilleur usage des fonds structurels fournis par la CE.
- Les réformes du marché du travail devraient aller de pair avec d’autres réformes. L’amélioration attendue de la compétitivité ne se concrétisera que si les réformes du marché du travail s’accompagnent de réformes visant à accroître la flexibilité des prix sur les marchés des biens et des services, notamment par une ouverture à la concurrence des professions fermées, du secteur des transport et des autres services. Dans le long terme, il sera essentiel de prendre des mesures visant à améliorer le climat des investissements et à faciliter les exportations pour stimuler la croissance et créer des emplois.
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Islande |
- Le programme appuyé par le FMI qui vient de s’achever a aidé à rétablir la croissance. L’expansion économique s’est poursuivie et le taux de chômage est descendu à 5,8 % en 2012. Le chômage devrait tomber à 5,3 % en 2013 sous l’effet de la poursuite du redressement économique.
- Les dépenses au titre de la protection des chômeurs ont augmenté dans le cadre du programme. Ces dépenses ont quadruplé pendant la période 2008-10, surtout en raison des prestations de chômage en espèces. Plusieurs programmes du marché du travail ont en outre été mis en place, ce qui a accru les dépenses au titre des services aux chômeurs d’environ 66% sans dépasser l’enveloppe budgétaire globale. Parmi les mesures qui y sont incluses figurent l’élargissement de l’inscription au chômage, le recyclage professionnel, les subventions au recrutement et les programmes d’études. En 2011, l’accès à l’éducation et le ciblage de celle-ci ont été améliorés par l’ouverture des établissements d’enseignement secondaire à toute personne âgée de moins de 25 ans et par la promotion de l’éducation liée à l’emploi.
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Irlande |
- Le chômage a atteint des niveaux très élevés et constitue un point de préoccupation majeur du programme appuyé conjointement par l’EU et le FMI. Le taux de chômage est monté à près de 15 % et, comme 60 % des chômeurs sont sans travail depuis plus d’un an, il y a un grand risque de perte de compétences et de retrait de la population active. Le chômage élevé contribue en outre au haut niveau des arriérés de paiements hypothécaires. En conséquence, le rééquilibrage budgétaire et le désendettement bancaire nécessaires sont échelonnés sur un certain nombre d’années afin d’en atténuer les effets négatifs sur l’emploi.
- Des mesures visant à stimuler la création d’emplois, à faciliter la mobilité entre secteurs et à aider les chômeurs de longue durée font partie du programme. L’initiative pour l’emploi de 2011 a ajusté le dosage de politique budgétaire en faveur des secteurs intérieurs à forte composante de main-d’œuvre. Les projets d’investissement soutenus par le financement de la BEI et une partie du produit des cessions d’actifs publics engendreront eux aussi des emplois. Les réformes des accords salariaux sectoriels font des conditions économiques et de la compétitivité des éléments plus importants dans la fixation des salaires pour les secteurs durement touchés par la crise. Le renforcement des politiques et ressources ayant trait à l’activation et à la formation de la main-d’œuvre dans le cadre de l’initiative « Pathway to work » a pour but de préparer et inciter les chercheurs d’emploi, en particulier les chômeurs de longue durée, à accepter un emploi.
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Lettonie |
- En dépit de sa baisse récente, le chômage reste préoccupant. Le ralentissement économique des années 2008 et 2009 a été prononcé et le taux de chômage a culminé à environ 20 % en 2010. Il s’est depuis lors replié à 14 %, en partie du fait de l’émigration, mais aussi grâce à la reprise de la création d’emplois. Le FMI a vivement appuyé la mise en place par le gouvernement d’un programme de travaux publics d’urgence, financé par le Fonds social européen et ayant pour but de procurer des emplois temporaires à ceux qui cherchaient du travail mais n’ont pu en trouver.
- Des réductions sensibles de salaires et de prix ont aidé à restaurer la compétitivité. Après s’être accrus en moyenne de plus de 20 % par an durant la période 2005–08, les salaires ont baissé de 13,6 % de la fin de 2008 au début de 2010 mais ont depuis lors progressivement augmenté. La Lettonie a réussi à maintenir le rattachement de longue durée de sa monnaie à l’euro, mais le taux de change effectif réel fondé sur les coûts de main-d’œuvre s’est déprécié d’environ 25 % par rapport à son niveau record de 2008 dans la période allant jusqu’au début de 2010.
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Portugal |
- Réduire le chômage et soutenir la croissance. Les réformes du marché du travail dans le cadre du programme appuyé par le FMI ont été conçues pour remédier au chômage élevé et soutenir la croissance à moyen terme. Le chômage a presque doublé depuis 2007; au troisième trimestre de 2012, le taux de chômage atteignait 15,8 %. Pire encore, le chômage a touché dans une mesure disproportionnée les jeunes et a tendance à durer plus longtemps. Certes, le ralentissement économique a fortement influé sur les conditions du marché du travail, mais la rigidité de ce dernier a elle aussi contribué au niveau élevé du chômage structurel et a eu un effet direct sur l’évolution de la croissance potentielle du Portugal. Les réformes en cours, qui ont été élaborées en collaboration avec la Commission européenne et examinées avec les partenaires sociaux, visent à remédier à ces problèmes.
- L’un des piliers de ces réformes est l’amélioration des conditions de création d’emplois. Une législation de protection de l’emploi particulièrement stricte a été l’un des principaux obstacles à la création d’emplois. Les réformes ont pour but de mieux aligner la législation du Portugal sur celles des pays qui lui sont comparables, notamment par une réduction des indemnités de licenciement.
- Un autre élément important est celui qui a consisté à encourager l’offre de travail. Le système d’assurance-chômage du Portugal était l’un des plus généreux de l’EU, décourageant ainsi la recherche d’un nouvel emploi. Aussi de profondes révisions ont-elles été opérées pour réduire à la fois la durée et le montant des prestations tout en préservant les principales caractéristiques du système d’assurance-chômage.
- Des efforts sont en outre actuellement déployés pour assurer que l’évolution des salaires reste compatible avec une économie compétitive. S’il n’est pas élevé par rapport à celui d’autres pays de l’EU, le salaire minimum a néanmoins affiché une croissance rapide durant la période 2007-2010, qui a fortement dépassé celle de la productivité. Pour cette raison, il a été effectivement gelé dans le cadre du programme. Une réforme des négociations salariales a été opérée pour permettre aux salaires de mieux refléter le caractère hétérogène des conditions au niveau des entreprises.
- Des politiques actives du marché du travail visant à améliorer l’employabilité des chercheurs d’emploi et à assurer une meilleure adéquation aux besoins des employeurs sont elles aussi en cours de mise en place. Le gouvernement met en œuvre des mesures destinées à améliorer l’éducation et la formation — en particulier des chômeurs de longue durée ou jeunes.
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Roumanie |
- Réduire la masse salariale du secteur public pour rétablir la viabilité budgétaire. Une compression de 25 % des salaires publics et une politique consistant à remplacer 1 départ sur 7 ont inversé l’évolution en hausse insoutenable des salaires et de l’emploi public qui s’était produite durant les années 2006-2008. La réduction de 25 % des salaires du secteur public a été annulée — à moitié au bout de six mois et en totalité en janvier 2013. Les salariés les moins payés ont été protégés des coupes. La masse salariale du secteur public est tombée de 9,3 % du PIB en 2009 à environ 7 % du PIB en 2012 et 2013. La loi sur l’unification des salaires publics, approuvée en septembre 2009, a établi les principes d’un régime de rémunération simplifié et unifié dans toute la fonction publique.
- Salaire minimum. En 2012, le salaire minimum — deuxième niveau le plus bas de l’EU — s’est accru quasiment au même rythme que l’inflation et sera relevé en deux étapes en 2013.
- Réformer le régime de pension. La loi sur les pensions a relevé l’âge de la retraite, réindexé les pensions et durci les conditions de départ anticipé à la retraite et d’obtention de pensions d’invalidité. Les changements ont été appliqués de façon graduelle à compter de 2011. Les seuils minimums de pension ont été maintenus inchangés afin de protéger les pensionnés les plus pauvres.
- Évolution du marché du travail. Le taux de chômage est monté de 5,8 % en 2008 à 7,2 % en 2012 avant de baisser légèrement pour se situer à 7,2 % en 2012. Le salaire moyen dans le secteur privé, qui était de 20 % inférieur à celui du secteur public en 2008, le dépassait de 8 % en 2011. La part de l’emploi public dans l’emploi total se situait à 20 % en 2011.
- Rencontres avec les syndicats. Dans le cadre de ses activités normales de sensibilisation, l’équipe a rencontré les représentants des syndicats au cours de ses missions pour s’entretenir avec eux des réformes et propositions de réforme du marché du travail, notamment du nouveau Code du travail et de la Loi sur le dialogue social.
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Serbie |
- Les grosses pertes d’emplois doivent être inversées. La crise économique mondiale et le passage à un modèle de croissance plus durable tirée par les exportations ont entraîné de grosses pertes d’emplois, surtout dans le secteur surdimensionné des biens non échangeables. Le taux de chômage est passé de près de 15 % en 2008 à 23 % en 2012 et est particulièrement élevé parmi les jeunes.
- Un effort de réforme dans de nombreux domaines est nécessaire pour promouvoir la création d’emplois. La priorité devrait être donnée à l’amélioration du climat des investissements pour attirer les investisseurs et faciliter ainsi la création d’emplois. Il serait par ailleurs nécessaire de s’attaquer aux rigidités du marché du travail — qui aggravent les effets d’une transition inachevée.
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Ukraine |
- Promouvoir la croissance et l’emploi en rétablissant la confiance dans l’économie. La stabilité économique favorisée par le programme appuyé par le FMI pour 2010 a donné lieu à une amélioration des conditions du marché du travail. Le taux de chômage est tombé de 8,8 % à la fin de 2009 à 7,8 % en 2011 et le niveau des revenus a augmenté, les salaires s’étant accrus en moyenne de 17 ½ % par an dans l’ensemble de l’économie (avec un salaire minimum égal à environ un dixième de la moyenne pour l’EU).
- Réformer le régime de pension pour en assurer la viabilité future. Dans le cadre du programme appuyé par le FMI pour 2010, il a été procédé à des réformes pour placer le régime de pension sur des bases plus solides et assurer la disponibilité des pensions pour les générations futures. Les réformes promulguées en octobre 2011 visaient à atteindre cet objectif par une augmentation progressive de l’âge de la retraite et des années de services.
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Moyen-Orient et Asie centrale |
Afghanistan |
- Des conditions de travail difficiles. L’emploi informel est élevé, notamment dans l’agriculture de subsistance. La croissance démographique et le retour des Afghans déplacés sont les facteurs qui rendent nécessaire la création d’emplois. Les principaux obstacles sont un climat des affaires peu favorable, de faibles structures de gouvernance, une infrastructure insuffisante et un secteur financier sous-développé qui freinent l’activité du secteur privé. En outre, les entreprises et organismes publics existants sont confrontés à des pénuries de personnel qualifié.
- Le programme est centré sur la création de meilleures possibilités économiques. Il vise essentiellement à renforcer la gouvernance économique et le secteur financier, à créer un espace budgétaire et à accroître l’efficience des dépenses publiques, ce qui conduit à une amélioration de l’accès à l’éducation et à de meilleures possibilités économiques et jette les bases d’une création soutenue d’emplois tirée par le secteur privé.
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Arménie |
- Protéger les groupes sociaux les plus vulnérables. Le chômage total en Arménie est estimé à environ 19 %. Le programme appuyé par le FMI a cherché à limiter l’impact de la crise financière mondiale et du ralentissement économique sur les groupes les plus vulnérables de la population en protégeant et en ciblant mieux les dépenses sociales; celles-ci sont passées, selon les projections, de 5,7 % du PIB en 2008 à 6,9 % du PIB en 2012. Pour ce qui est de l’avenir, la réalisation d’économies permettrait d’étendre le bénéfice des prestations à un nombre additionnel d’ayants droit, ceux-ci étant définis par le niveau de leur revenu et d’autres critères.
- Création d’emplois dans le secteur privé. Pour aider à stimuler l’investissement privé et la création d’emplois, le programme appuyé par le FMI a encouragé des initiatives visant à améliorer le climat des affaires et à accroître la compétitivité. Parmi elles figure le soutien à l’initiative de rationalisation et de déréglementation systématiques des autorités et au Comité d’État pour la protection de la concurrence économique, qui est chargé du contrôle des pratiques de concurrence dans l’économie arménienne.
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Djibouti |
- Accent mis sur la création d’emplois. Le gouvernement a déclaré prioritaire la création d’emploi et a lancé un certain nombre d’initiatives pour réduire le taux de chômage élevé, estimé à 59,5 % de la population active en 2009. Parmi ces initiatives figurent un système visant à fournir la mise de fonds initiale pour de petits projets d’activité présentés par des diplômés universitaires, ainsi que des programmes de formation axée sur des compétences. A en outre été adopté une législation visant à assouplir le processus de recrutement et de licenciement, et les entreprises atteignant les objectifs d’emploi ont obtenu des allégements fiscaux.
- Protéger les groupes les plus vulnérables. Dans le cadre du programme appuyé par le FMI pour la période 2008-12, les autorités ont fixé un plancher aux dépenses sociales, pour lesquelles l’objectif convenu pour 2011 était d’environ 6 % du PIB. En janvier 2012, elles ont relevé le salaire minimum dans le secteur public.
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Géorgie |
- Limiter les pertes d’emplois. Le programme appuyé par le FMI pour 2008–11 a fourni du financement qui a contribué à limiter la contraction économique et les pertes d’emplois durant la crise économique mondiale. Après être monté à 16,9 % en 2009, le taux de chômage s’est replié à 5,1 % en 2011 et devrait baisser davantage en 2012.
- Soutenir les réformes génératrices d’une croissance favorisant la création d’emplois. Dans le cadre du nouveau programme adopté en avril 2012, le FMI apporte son soutien aux politiques que mène le gouvernement pour assurer une croissance soutenue, lesquelles consistent à améliorer le climat des affaires, à stimuler la compétitivité, à soutenir l’investissement privé et à promouvoir le développement de l’agriculture. Le marché du travail de la Géorgie est pour l’essentiel non réglementé : il n’y a pas de prestations de chômage, pas de salaire minimum, sauf dans le secteur public, ni de conventions collectives, et les réglementations des recrutements et licenciements sont très libérales par rapport aux normes internationales en la matière. Le nouveau gouvernement envisage maintenant de procéder à des réformes, notamment d’amender le Code du travail, pour offrir aux travailleurs une plus grande sécurité de l’emploi et pour renforcer le dispositif de protection sociale.
- Investir dans l’éducation. Le gouvernement cherche à améliorer les compétences de la population active, qui sont généralement considérées comme un obstacle majeur à la création d’emplois dans le secteur formel. La Géorgie a pris des mesures pour réformer son système éducatif (en améliorer la qualité et le programme d’études) et a commencé à élargir les programmes de formation professionnelle. Dans le cadre du programme appuyé par le FMI pour 2008-11, les dépenses d’éducation ont augmenté de 12 % en termes réels.
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Iraq |
- Faible participation au marché du travail. Selon les estimations de la Banque mondiale, le taux de chômage des hommes en 2008 était d’environ 14 %, contre 20 % chez les femmes, mais il est probablement beaucoup plus élevé, surtout parmi les jeunes. Le taux de participation au marché du travail est faible, en particulier parmi les femmes, et la plupart des nouveaux entrants sur le marché du travail n’ont pas les compétences de base. Le gouvernement est le principal employeur du pays, et les salaires dans la fonction publique sont, selon les informations disponibles, beaucoup plus élevés que dans le secteur privé. L’augmentation de l’emploi et des salaires dans la fonction publique est considérée comme contribuant à la stabilité sociale, mais sans grand gain au niveau des prestations de services publics.
- Soutenir les réformes ayant pour effet de renforcer la croissance. Outre qu’il préserve la stabilité financière, le programme appuyé par le FMI fournit un soutien au programme de réformes structurelles du gouvernement. En particulier, il cherche à assurer un espace budgétaire permettant une hausse des dépenses d’infrastructure hors pétrole et à faire progresser les réformes visant à développer le secteur financier. Ces deux domaines sont d’une importance critique pour diversifier l’économie et aider à créer des emplois dans le secteur privé. Pour offrir des possibilités d’emploi durables dans le secteur privé, il faudra améliorer davantage la prestation des services publics de base ainsi que la gouvernance, le cadre juridique et le climat des affaires.
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Jordanie |
- Il est nécessaire de procéder à des réformes structurelles pour créer davantage d’emplois. Un chômage élevé persiste — 13 % en moyenne durant la décennie écoulée et 12,5 % à fin 2012 — et est répandu parmi les jeunes et la population active instruite. Il est en grande partie structurel plutôt que conjoncturel. En conséquence, des changements à court terme dans la demande globale ne feraient pas nécessairement une grande brèche dans le problème du chômage, mais des réformes structurelles y parviendraient.
- Les inadéquations de compétences sont au cœur du problème. Les compétences procurées par le système éducatif ne concordent pas très bien avec celles demandées par le marché. Il est nécessaire de remédier ces inadéquations par des réformes de l’éducation et des programmes de formation. Deux programmes prometteurs sont actuellement en place en Jordanie, sous la conduite de la Fondation Éducation pour l’emploi et d’Injaz. Le développement et la reproduction de ces programmes pourraient permettre de progresser sensiblement dans ce domaine.
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République kirghize |
- Améliorer la formation des jeunes. Le taux d’emploi total est monté de 58,6 % en 2010 à 59,3 % en 2011 et le taux de chômage a légèrement baissé, se situant à 8,5 % en 2011. Le gouvernement s’attache en particulier à éliminer les obstacles infrastructurels aux activités des secteurs à forte composante de main-d’œuvre tels que le tourisme. Le chômage des jeunes reste élevé, quoiqu’il ait légèrement diminué, se repliant de 19 % en 2010 à 18, % en 2011. Le gouvernement s’emploie actuellement à améliorer les moyens de formation professionnelle pour fournir de meilleurs programmes de formation aux jeunes, en particulier dans le domaine de l’agriculture. Les dépenses au titre de la formation restent toutefois peu élevées (0,5 million de dollars EU en 2012).
- Accroître les salaires et les pensions. Le gouvernement a décidé d’accroître sensiblement les salaires dans les secteurs sociaux en 2011. En conséquence, la masse salariale dans la fonction publique a augmenté de 40 %, passant de 7,7 % du PIB en 2010 à 8,3 % du PIB en 2011. En 2012, les salaires n’ont que légèrement progressé en termes nominaux, mais ont augmenté en pourcentage du PIB (atteignant 8,8 %) car le PIB a reculé (l’économie s’est contractée en 2012). Les pensions ont elles aussi augmenté — de 20 % en 2011 et de 10 % en 2012 —, ce qui rapproche la pension moyenne du niveau minimum de subsistance à l’échelle de la nation, qui est actuellement d’environ 100 dollars EU par mois. Le revenu minimum garanti a lui aussi été relevé — de 20 % en 2011 et de 50 % en 2012 — atteignant 12 dollars EU. Cela permettra une augmentation des dépenses au titre de programmes d’aide sociale ciblés (qui passeront de 1 % du PIB en 2012 à 1,3 % en 2013). Le salaire minimum était de 16 dollars EU en 2012, niveau parmi les plus bas d’Asie centrale. Le salaire moyen dans le secteur public en 2012 était de 190 dollars EU, contre 290 dollars EU dans le secteur privé. Le taux de cotisation sociale à la charge des salariés est resté à 10 %.
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Mauritanie |
- Réduire le chômage des jeunes. À 32 %, le taux de chômage en Mauritanie est très élevé, en particulier parmi les jeunes. Pour réduire le chômage, le gouvernement a mis en place un programme d’intégration des jeunes chômeurs titulaires de diplômes universitaires dans les secteurs de l’agriculture et de la pêche, et a lancé un vaste programme de formation et d’intégration des travailleurs non qualifiés. Comme l’augmentation des investissements dans le secteur privé est nécessaire à une création durable de nouveaux emplois, les autorités ont mis au point — avec l’aide de la Banque mondiale — un plan d’action visant à améliorer le climat des affaires en Mauritanie.
- Libérer des ressources pour financer des dépenses bénéficiant aux pauvres. La réforme de la subvention aux carburants, la maîtrise de la masse salariale et la réforme de la fonction publique ont libéré des ressources qui peuvent être affectées aux dépenses pro-pauvres et à des investissements productifs. En même temps, un meilleur ciblage des transferts sociaux est actuellement introduit, notamment sous la forme de systèmes de transferts monétaires mis au point avec l’aide du Programme alimentaire mondial. La masse salariale a été ramenée de 10,2 % du PIB hors pétrole en 2009 à 8 % en 2012 tandis que le salaire moyen est resté stable en termes réels. La réforme prévue pour 2013 du barème progressif de l’impôt sur le revenu, quasiment sans effet sur les recettes, devrait accroître le pouvoir d’achat de tous les travailleurs, sauf les plus riches. Un rapprochement des données du récent recensement des effectifs de la fonction publique avec celles relatives à la masse salariale, qui est un repère structurel du programme, aidera à réduire le nombre des salariés «fantômes». Un recensement analogue est en cours d’exécution dans le secteur des entreprises publiques.
- Améliorer la qualité des données. Il est essentiel d’améliorer les statistiques du travail pour déterminer les tendances appropriées de l’emploi. Une enquête nationale sur le travail, menée avec le concours de l’OIT, aidera à établir une base de données fiable sur l’emploi.
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Maroc |
- Le chômage reste élevé, surtout parmi les jeunes. Il a baissé au cours de la décennie écoulée mais demeure élevé (autour de 9 %), en particulier parmi les jeunes (près de 18 %). Le chômage des jeunes est en grande partie de nature structurelle. Deux tiers environ des jeunes chômeurs sont sans emploi depuis au moins un an. Ce taux est encore plus élevé chez les femmes jeunes et parmi les jeunes des zones urbaines. Le chômage dans la population active instruite est resté constamment élevé. Le marché du travail marocain est relativement rigide et tend à limiter l’intégration des nouveaux entrants.
- Des réformes structurelles face au chômage. Une croissance plus forte sera nécessaire, mais pas suffisante, pour réduire sensiblement le chômage dans le moyen terme. De vastes réformes des marchés du travail et des produits ont des effets importants en ce qu’elles accroissent la sensibilité de l’emploi aux variations de l’activité économique. Un renforcement des programmes actuels et le recours à d’autres politiques actives du marché du travail qui sont bien conçues et visent à accroître l’efficacité du processus d’adéquation de l’offre et de la demande d’emploi en améliorant les compétences des chômeurs contribueraient à réduire le chômage. Des mesures visant à favoriser le développement des entreprises en améliorant l’infrastructure et en assurant l’accès des petites et moyennes entreprises au crédit peuvent avoir des effets sensibles sur le chômage des jeunes. La ligne de précaution et de liquidité du FMI fournit un soutien au programme de réformes structurelles du gouvernement dans ces domaines.
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Pakistan |
- Défis difficiles de l’emploi. Par suite du taux de croissance démographique élevé de la décennie écoulée, la population active est en expansion rapide. Parallèlement, l’économie ne se développe pas assez rapidement pour engendrer un nombre suffisant d’emplois. Le taux de chômage officiel pour la période 2008-2011 est resté de l’ordre de 5–6 %. Il devrait toutefois, selon les projections, passer de 7,7 % en 2012 à environ 9 % en 2013. De plus, le sous-emploi et l’emploi non rémunéré sont assez élevés, et le chômage des jeunes est monté à un niveau dépassant 10%.
- Accroître les investissements dans l’éducation. Un objectif central du dernier programme appuyé par le FMI était de jeter les bases d’une croissance vigoureuse et inclusive pour créer des emplois. Il sera essentiel d’accroître les investissements dans l’éducation — notamment dans les programmes de formation technique et professionnelle — pour mieux faire concorder compétences et emplois.
- Des réformes pour créer des emplois dans le secteur privé. La création d’emplois devra être assurée par le secteur privé et non par le secteur public au Pakistan. Il faudra, pour cela, réduire l’emprise du secteur public sur l’économie, éliminer les goulets d’étranglement dans le secteur de l’électricité et améliorer l’accès des entreprises au financement pour les aider à démarrer. En outre, il sera nécessaire de freiner les hausses de salaires dans le secteur public, qui servent de signal au secteur privé, pour assurer une demande soutenue de main-d’œuvre et protéger l’état des finances publiques.
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Tadjikistan |
- Une rapide expansion de la population active pose des défis en matière d’absorption de la main-d’œuvre par la création d’emplois intérieurs. Les récentes enquêtes indiquent que la population en âge de travailler s’accroît rapidement — même plus rapidement que la population globale — 3,1 % contre 2,1 % par an. En dépit d’une croissance du PIB réel de 7 % en moyenne sur les cinq dernières années, les possibilités d’emploi sont rares et les jeunes demandeurs d’emploi doivent souvent chercher du travail à l’étranger. Une grande partie de la population active émigre dans les pays voisins, notamment la Russie, ou y occupent des emplois saisonniers. Les autorités s’efforcent d’assurer l’adéquation offre-demande de main-d’œuvre par des programmes de formation et de requalification. En 2011, environ 0,1 % des dépenses budgétaires totales ont été affectés à ces programmes.
- Améliorer le climat des affaires. Le dernier programme triennal mis en œuvre par le Tadjikistan avec l’appui du FMI a pris fin en mai 2012. Il avait essentiellement pour objectif d’aider le pays à faire face à la crise économique mondiale et comportait des mesures visant à favoriser l’établissement d’un climat des affaires propice à la croissance et à la création d’emplois dans le secteur privé. Conformément aux priorités définies dans la Stratégie nationale de développement des autorités et dans leur Stratégie de réduction de la pauvreté, la masse salariale du secteur public est passée de 4,1 % du PIB en 2008 à 4,9 % en 2011 et s’accroîtra davantage, selon les estimations, pour se situer à 5,7 % du PIB en 2012, l’accent étant mis en particulier sur les traitements et salaires dans les secteurs de la santé et de l’éducation. Le salaire minimum a été relevé en septembre 2012 et porté d’environ 17 dollars EU à 42 dollars EU.
- Assurer une plus grande disponibilité du crédit. Parmi les autres actions visant à créer un climat plus propice à la création d’emplois dans le secteur privé figurent les mesures de stimulation de l’activité du système financier de manière à élargir l’accès au crédit, ainsi que le remaniement du code des impôts afin d’alléger la charge administrative des entreprises, notamment des petites et moyennes d’entre elles.
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Yémen |
- Défi du chômage élevé. Le taux de chômage au Yémen est élevé, allant d’environ 15 % selon les estimations officielles à 40 % d’après les estimations non officielles. Le haut niveau du taux de croissance démographique, qui est de 3 % par an, et une population très jeune — dont 42 % sont âgés de moins de 15 ans et 65 % ont moins de 24 ans — contribuent au taux de chômage élevé.
- Le programme appuyé par le FMI aide à répondre aux besoins sociaux et de reconstruction. Le budget prévoit une hausse d’environ 1 % du PIB de la masse salariale pour 2012, sous l’effet de la mise en œuvre de la troisième phase de la stratégie salariale nationale du Yémen. Cela aidera à compenser l’effet de la crise politique et économique de 2011 sur une grande partie de la population, l’État étant le principal employeur du pays. En outre, le programme prévoit une augmentation d’environ 1,6 % du PIB des dépenses sociales aux fins de la protection des groupes les plus vulnérables et des pensionnés.
- Une croissance inclusive exigera la diversification de l’économie et des réformes du marché du travail. Le secteur privé absorbe une faible fraction (en majorité dans le secteur informel de l’économie) des nouveaux entrants sur le marché du travail, estimés à un nombre allant de 170.000 à 230.000 par an, et la capacité de la fonction publique d’absorber les nouvelles recrues est limitée par des contraintes budgétaires. Aussi est-il nécessaire de procéder à des réformes du climat des affaires et du marché du travail pour promouvoir le rôle du secteur privé en tant que moteur de la croissance et de l’emploi.
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Amérique latine |
République Dominicaine |
- La croissance économique ne s’est pas traduite par une augmentation plus forte de l’emploi. L’économie affiche une croissance de près de 4 % par an depuis 2000, soit le double de la moyenne pour l’Amérique latine et les Caraïbes. Cette forte croissance économique à long terme ne s’est toutefois pas traduite par une augmentation aussi vigoureuse du niveau de vie de toute la population. Bien que le taux de chômage déclaré n’ait atteint que 5 %, le niveau de pauvreté était le même en 2010 qu’en 1990, d’après les estimations nationales officielles. La persistance de niveaux élevés d’inégalité et de pauvreté, l’ampleur du marché du travail informel et la faiblesse des taux de participation restent préoccupants et sont des problèmes auxquels s’attaque la Stratégie de développement national récemment approuvée.
- Nouvelles politiques visant à améliorer la création d’emplois. Étant donné ces circonstances, la République Dominicaine a été choisie pour faire partie des cas pilotes relevant de l’initiative FMI-OIT, dont le but est de concevoir des politiques visant à améliorer la création d’emplois. Cette initiative a été lancée à la suite de la « Conférence sur les défis de la croissance, de l’emploi et de la cohésion sociale », qui a eu lieu à Oslo le 13 septembre 2010. Les services du FMI tiennent normalement des discussions avec les parties prenantes du marché du travail au cours de leurs missions dans le pays. En outre, un groupe de travail conjoint OIT-FMI effectuent actuellement une étude des facteurs structurels qui aideraient l’économie dominicaine à créer des emplois de plus haute qualité. Cette étude a été présentée à une conférence tripartite avec les parties prenantes du marché du travail et le gouvernement en janvier 2013 et devrait être une composante critique du dialogue entre les services du FMI et les autorités dominicaines.
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Jamaïque |
- Améliorer le fonctionnement du marché du travail. En dépit de la reprise de la croissance économique, le chômage reste élevé (12,8 %). Le programme appuyé par le FMI qui a expiré en mai 2012 avait été conçu pour renforcer les finances publiques et le secteur financier. Un nouveau programme est en cours de négociation. En vue d’un meilleur fonctionnement du marché du travail, il est nécessaire de procéder à des réformes visant à réduire les paiements d’indemnités de licenciement, qui sont élevés, et à améliorer l’éducation et la formation face au problème chronique du chômage des jeunes en Jamaïque.
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