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A Letter to the Editor Madame, Monsieur, L'article paru récemment dans vos colonnes sous le titre : «FMI : pourquoi tant d'intransigeance?» (Édition du 20 janvier) donne une image complètement déformée des activités du FMI. À propos de l'Argentine, vous nous reprochez amèrement d'avoir conclu en définitive que le système de caisse d'émission était intenable, tout en pointant le coût astronomique du régime de parité fixe. Fort heureusement, le Directeur général, M. Horst Köhler, a eu l'occasion de faire la lumière sur notre action en faveur de l'Argentine dans votre édition du 23 janvier. Je souhaiterais pour ma part dissiper les malentendus en ce qui concerne les autres pays cités dans votre article. La réélection du Président Cardoso en 1998 a eu lieu avant la négociation et l'approbation du programme en faveur du Brésil. Il est donc faux d'évoquer une «aide du FMI à sa réélection». Lorsque le programme mis en œuvre par la Russie a dérapé, le FMI a suspendu ses prêts jusqu'à ce que les problèmes soient réglés. Aujourd'hui, la Russie est fermement engagée dans la voie d'une réforme de l'économie faisant place aux forces du marché, conformément aux principes que nous — comme beaucoup d'autres — avions revendiqués. Votre article laisse entendre que la Turquie n'a pas respecté sa feuille de route dans le cadre du programme appuyé par le FMI, ce qui est également erroné. S'il est vrai que des problèmes restent à résoudre, il convient de souligner que le solde budgétaire du pays a progressé de 10 % du PNB en deux ans, et que le système bancaire a été dépolitisé, contraint à une restructuration en profondeur et soumis à une autorité de contrôle indépendante. Ce ne sont là que quelques exemples des changements profonds actuellement à l'œuvre en Turquie. Nous n'avons pas non plus fait preuve d'une quelconque «mansuétude à l'égard d'Islamabad». Le FMI a tout ce qu'il y a de plus officiellement publié une déclaration en août, donc avant les événements du 11 septembre, confirmant les bons résultats macroéconomiques du Pakistan et expliquant en détail comment nous comptions poursuivre notre soutien. Le FMI n'a pas viré de cap ni relâché sa vigilance après le 11 septembre. Ces quatre pays que vous citez pour illustrer les échecs du FMI ont en réalité vu leur situation économique s'améliorer ces dernières années, ce qui est à porter pour l'essentiel au crédit des autorités nationales. Chacun de ces gouvernements a conduit avec fermeté une politique qui était la sienne et trouverait risible l'idée qu'elle résultait d'un diktat du FMI. IMF EXTERNAL RELATIONS DEPARTMENT
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