Fonds monétaire international

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Note sur le Programme

République Islamique de Mauritanie

Dernière mise à jour : le 17 juin 2013

Programme appuyé par le FMI :

: Accord triennal au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC), d'un montant de 118,1 millions de dollars EU, approuvé par le Conseil d'administration du FMI le 15 mars 2010.

Cadre Général

La Mauritanie, pays riche en ressources naturelles, s’est vigoureusement remise de la crise économique mondiale grâce à la flambée des prix des matières premières enregistrée en 2010 et 2011. Après une période difficile au début de 2012, pendant laquelle le pays a été victime de la sécheresse qui a sévi dans toute la région du Sahel, la reprise économique est de nouveau bien engagée. Le vaste programme de réformes de la Mauritanie a pour but de réduire le chômage et la pauvreté, qui restent à des niveaux élevés, et de favoriser le développement du secteur privé, qui est encore à un état embryonnaire.

Rôle du FMI

En appui au programme des autorités, le Conseil d’administration du FMI a approuvé le 15 mars 2010 un accord triennal au titre de la FEC, d’un montant total de 118 millions de dollars EU. L’exécution du programme a été jusqu’à présent solide, et le FMI a conclu la sixième revue le 17 juin 2013, ouvrant ainsi la voie à un septième décaissement de 17 millions de dollars EU. Le FMI fournit aussi une assistance technique pour renforcer les capacités de gestion des finances publiques, de politique fiscale et d’administration des recettes; pour renforcer le cadre de gestion prudentielle et de la liquidité de la banque centrale; et améliorer les statistiques économiques. L’exécution intégrale de ce programme de réformes vise à contribuer à la réduction de la pauvreté et rendre la croissance plus inclusive.

Progrès à ce jour dans le cadre de la FEC

Les autorités mauritaniennes ont bien progressé dans l’ancrage de la stabilité macroéconomique. L’inflation a été maîtrisée et la croissance économique s’est accélérée après le ralentissement de la production agricole imputable à la sécheresse. Des investissements sans précédent dans les infrastructures minières, ainsi que l’augmentation des importations de produits alimentaires et énergétiques et une baisse des prix des métaux ont entraîné une détérioration sensible du solde du compte courant de la balance des paiements en 2012. Cependant, le déficit du compte courant a été entièrement financé par de gros investissements directs étrangers (IDE) et des entrées de fonds importantes du secteur minier, ce qui a maintenu les réserves de change à un niveau record. Le rééquilibrage budgétaire se poursuit. Sous l’effet de recettes minières élevées, des améliorations apportées à l’administration fiscale et d’une aide extérieure exceptionnelle, le solde budgétaire global est devenu excédentaire en 2012, une première depuis 2006.

Les défis à relever

Le plus important défi à court terme est la préservation de la stabilité macroéconomique face à l’ampleur des amortisseurs financiers. Pour rompre le lien entre les prix internationaux des produits de base et la politique budgétaire, le budget 2013 cible à juste titre des agrégats budgétaires qui excluent les recettes minières. Les soldes élevés des comptes du Trésor, une meilleure mobilisation des recettes et un appui extérieur exceptionnelle ont créé ont dégagé des ressources pour sensiblement accroître les dépenses d’investissement financées sur ressources intérieures. Leur augmentation devrait s’aligner sur les gros besoins d’infrastructure de la Mauritanie et être compatible avec la capacité d’absorption. Cependant, le pays doit être prêt à ajuster ses plans de dépenses d’investissement dans le cas où un ralentissement plus fort que prévu en Europe et en Chine exercerait davantage de pressions sur les amortisseurs extérieur et budgétaire accumulés ces deux dernières années.

En outre, la Mauritanie reste confrontée à plusieurs défis de longue date, notamment une base de production étroite, une vulnérabilité aux chocs extérieurs, un climat peu propice aux affaires et un niveau de pauvreté élevé. Un Mauritanien sur deux vit au-dessous du seuil de pauvreté et la situation alimentaire du pays reste structurellement précaire, une partie importante de la population (11 %) étant soumise à l’insécurité alimentaire.

Une croissance généralisée aiderait la Mauritanie à relever les défis à long terme et à réduire ses vulnérabilités. Cette croissance ne saurait être réalisée sans des progrès continus dans la mise en œuvre du programme de réformes structurelles – notamment dans l’approfondissement de l’intermédiation financière, la réforme du marché du travail, l’amélioration du climat des affaires et des infrastructures matérielles, et le renforcement de la protection sociale – et sans l’apport en temps opportun d’un soutien financier de la part de la communauté internationale. Un bon dosage de politiques macroéconomiques sera lui aussi d’une importance cruciale. Un attachement continu au rééquilibrage budgétaire aidera à créer un plus grand espace budgétaire pour les dépenses urgentes en faveur des pauvres, en particulier sous la forme d’une protection sociale mieux ciblée et plus efficace par rapport aux coûts.