Déclaration de la mission des services du FMI à la conclusion de sa visite à Djibouti

Communiqué de presse n° 11/236
Juin 16, 2011

La déclaration qui suit a été publiée le premier juin à Djibouti :

Une mission du Fonds monétaire international, dirigée par M. Carlo Sdralevich, s’est rendue à Djibouti du 22 Mai au 1er juin 2011 dans le cadre de la quatrième revue de l’accord appuyé par la Facilité Élargie de Crédit (FEC).

Les membres de la mission ont rencontré le Ministre de l’économie et des finances, M Ilyas Moussa Dawaleh; le Ministre de l’agriculture, M Mohamed Awaleh; le Ministre délégué au budget, M Amareh Ali; le Ministre délégué au commerce, M Abdi Elmi Achkir; Mme Zahra Youssouf Kayad, secrétaire d’État à la solidarité nationale; le Gouverneur de la Banque centrale de Djibouti, M. Djama M. Haïd et d’autres représentants de haut rang, ainsi que les partenaires au développement de Djibouti. La mission exprime ses remerciements aux autorités pour la qualité et la franchise des discussions, ainsi que pour la chaleureuse hospitalité des autorités lors de son séjour.

L’environnement macroéconomique est resté mitigé en 2010. La croissance annuelle du PIB réel a fléchi, passant de 5% en 2009 à 3.5% en 2010 en raison notamment d’un ralentissement significatif des activités du port mais aussi de la faiblesse des investissements directs étrangers. Ceux-ci avaient substantiellement augmenté des années précédentes, jusqu’à plus de 40 % du PIB en 2007, mais se sont contractés au cours des deux derniers exercices chutant à 9.5% en 2009 puis à 2.4% en 2010. De même, l’inflation, qui s’est située à 1.7% en 2009 a augmenté pour se situer autour de 4% en 2010, du fait du rebond des cours mondiaux des matières premières et des denrées alimentaires. Le déficit du compte courant s’est également sensiblement amélioré passant de 9.1% du PIB en 2009 à 4.8 % du PIB en 2010.

Les perspectives économiques de 2011 pour Djibouti restent plus favorables qu’en 2010, en dépit de l’impact du renchérissement des prix des produits alimentaires et du pétrole. Le PIB réel devrait augmenter pour atteindre un taux de croissance d’environ 4.8% en 2011, essentiellement grâce à la normalisation des activités portuaires et à la reprise des investissements directs étrangers.

Dans un cadre macroéconomique difficile, la République de Djibouti a conservé le programme sur les rails en maintenant la discipline budgétaire et leur programme de reforme des finances publiques, du secteur financier, et du domaine structurel, afin de créer les conditions favorables à un soutien de la croissance et à la réduction de la pauvreté.

Le problème le plus important pour Djibouti reste la création d’emploi : la mission a discuté avec les membres du nouveau gouvernement et de l’administration les récentes initiatives lancées pour favoriser la création d’entreprises et l’insertion des jeunes, en particulier les diplômés, dans le secteur privé.

Le défi à court terme reste le maintien de la stabilité des prix et de la discipline budgétaire. Le budget 2011 prévoit un solde prés de l’équilibre, grâce à un renforcement des recettes fiscales ainsi qu’un contrôle des dépenses. La République de Djibouti reste déterminée à réduire l’encours des arriérés intérieurs et à éviter leur accumulation par le renforcement du contrôle des dépenses. Parallèlement, les autorités devraient renforcer la transparence et la bonne gestion budgétaire surtout dans le domaine des subventions.

Les autorités entendent poursuivre leurs efforts pour renforcer la supervision bancaire et le développement du secteur financier, y compris l’accès aux services financiers. Elles ont adopté, avec l’assistance technique du FMI, plusieurs projets de loi bancaire visant à renforcer le cadre réglementaire et la supervision ainsi qu’à améliorer les procédures d’agrément.

L’amélioration de la compétitivité de l’économie reste un objectif majeur du programme économique de Djibouti, dans l’optique de favoriser le développement du secteur privé et les investissements étrangères. Dans ce cadre, la République de Djibouti s’est engagé à poursuivre les reformes structurelles, et, en particulier, des mesures pour réduire le coût de l’énergie dans le cadre d’une stratégie élaboré avec les bailleurs de fonds, augmenter l’offre d’eau en baissant son coût, restructurer les entreprises publiques et améliorer l’accès de la population aux services publiques.

La mission a été heureuse de renforcer sa coopération avec les autorités pour aider Djibouti à atteindre ses objectifs de croissance soutenue et de réduction de la pauvreté."



DÉPARTEMENT DE LA COMMUNICATION DU FMI

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