Déclaration à l’issue d’une mission des services du FMI au Burundi

Communiqué de presse n° 11/429
Le 22 novembre 2011

Une mission du Fonds monétaire international (FMI), dirigée par M. Oral Williams, a séjourné à Bujumbura du 8 au 21 novembre 2011, pour procéder à la septième revue du programme économique et financier du gouvernement appuyé par le FMI au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC). La mission a également examiné les prévisions budgétaires des autorités pour 2012 et passé en revue les principaux éléments d'un accord subséquent au titre de la FEC1.

La mission a rencontré le Deuxième Vice-président, M. Gervais Rufyikiri, la Ministre des finances, Mme Clotilde Nizigama, le Président du Sénat, M. Gabriel Ntisezerana, le Ministre chargé de la bonne gouvernance et de la privatisation, M. Jean-Baptiste Gahimbare, le Gouverneur de la banque centrale, M. Gaspard Sindayigaya, et d'autres hauts responsables de l'État. En outre, la mission a eu des entretiens constructifs avec des représentants des bailleurs de fonds, du secteur privé et de la société civile.

À l’issue de la visite, M. Williams a rendu publique la déclaration suivante :

« L'économie burundaise devrait afficher une croissance d'environ 4,2 % en 2011, niveau inférieur aux projections, en raison d'un affaiblissement de la demande globale attribuable à la flambée des prix des produits alimentaires et énergétiques. Même si l'inflation globale a grimpé à 11,7 % en septembre, l'inflation sous-jacente est restée en dessous de 10 %. Une reprise de la production de café et de l'activité de construction devrait contribuer à une légère accélération de la croissance à 4,8 % en 2012. L'incertitude de l'environnement extérieur due à la croissance anémique chez les partenaires commerciaux, à la baisse des flux d'aide et au renchérissement du pétrole, fait persister les risques de dégradation des perspectives macroéconomiques.

« Les résultats du programme appuyé par la FEC sont satisfaisants malgré la situation économique difficile. Des progrès tangibles ont été accomplis dans la mise en œuvre des réformes structurelles axées sur la gestion des finances publiques et sur les mesures de sauvegarde à la banque centrale et au Trésor.

En 2012, l'appui budgétaire devrait accuser une forte baisse à cause des incertitudes qui planent sur l'économie mondiale. S’il est probable que la mobilisation des recettes s'améliore à la suite des réformes administratives en cours à l'Office burundais des recettes, il n’en demeure pas moins que les dépenses doivent être maîtrisées afin de limiter le recours au financement intérieur.

« La mission a conclu des accords ad referendum sur les principales mesures qui seront les fondements d’un nouvel accord au titre de la FEC pour 2012-14. Ces mesures tablent sur l'évaluation ex-post de l'engagement à plus long terme dans le cadre d’un programme, que le Conseil d'administration du FMI a approuvée en juillet 2011 et qui a souligné la nécessité d'accroître la flexibilité du taux de change, de reconstituer les marges budgétaires et de préserver la viabilité des finances publiques. La mission a examiné les mesures visant à accroître la mobilisation des recettes, à renforcer la gestion des finances publiques et à améliorer la règlementation qui entrave l'activité du secteur privé.

«En janvier 2012, le Conseil d'administration du FMI procédera à la septième revue du programme économique du Burundi au titre de la FEC et examinera la demande des autorités concernant un nouvel accord FEC pour 2012-14. La mission tient à remercier les autorités de leur chaleureuse hospitalité et de leur coopération très étroite et constructive. »


1 La FEC est un mécanisme de financement concessionnel du FMI en faveur des pays à faible revenu. Les programmes appuyés par la FEC sont basés sur des stratégies nationales de réduction de la pauvreté adoptées dans le cadre d'un processus participatif mettant à contribution la société civile et les partenaires au développement, et ils sont présentés dans le document de stratégie pour la réduction de la pauvreté. Les prêts au titre de la FEC sont assortis d'un taux d'intérêt nul jusqu'à la fin 2011 et d'un taux d'intérêt annuel plafonné à 0,5 pour cent par la suite. Les prêts sont remboursables sur 10 ans avec un différé d'amortissement de 5 ans et demi sur le principal.



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