Le Conseil d'administration achève la cinquième revue de l'accord au titre de la FEC avec le Burkina Faso et approuve un décaissement de 28,4 millions de dollars

Communiqué de presse n° 12/496
Le 19 décembre 2012

Le Conseil d'administration du Fonds monétaire international (FMI) a achevé aujourd'hui la cinquième revue d’un accord triennal au titre de la facilité élargie de crédit (FEC) avec le Burkina Faso. L’achèvement de cette revue permet le décaissement de 18,49 millions de DTS (soit environ 28,4 millions de dollars), ce qui portera le montant total des décaissements au titre de l’accord à 75,82 millions de DTS (soit environ 116,5 millions de dollars). La décision du Conseil d’administration a été adoptée selon la procédure du défaut d’opposition1.

L’accord triennal de 46,15 millions de DTS (soit environ 70,8 millions de dollars) avec le Burkina Faso au titre de la FEC a été approuvé par le Conseil d’administration du FMI le 14 juin 2010 (voir Communiqué de presse No. 10/241). Le Conseil d’administration a ensuite approuvé un relèvement du financement au titre de la FEC à 82,27 millions de DTS (soit environ 126,4 millions de dollars) le 8 juin 2012 (voir Communiqué de presse No. 12/214).

Malgré de multiples chocs exogènes, le Burkina Faso a continué d’enregistrer de solides résultats macroéconomiques. La croissance du Produit Intérieur Brut (PIB) réel en 2011 a été plus faible que prévu en raison des événements politiques dans la région, de troubles sociaux passagers à l’intérieur du pays et de la sécheresse qui s’est abattue sur le Sahel et a provoqué une forte contraction de la production céréalière. Au début de 2012, les autorités ont agi avec détermination pour mettre en œuvre un vaste programme destiné à répondre aux besoins alimentaires provoqués par la sécheresse, et pour œuvrer avec la communauté internationale à la gestion d’un afflux de réfugiés cherchant à échapper aux troubles politiques au Mali. En raison des dépenses imputables à ces chocs, le déficit budgétaire global et le déficit courant devraient se creuser légèrement en 2012. Le programme de sécurité alimentaire mis en place par le gouvernement a également contribué à maîtriser les prix des produits alimentaires, qui s’étaient envolés au printemps. Grâce à une bonne pluviométrie et aux mesures adoptées pour doper la productivité agricole, la récolte de cette année devrait aboutir à un rebond de la croissance du PIB réel à environ 8 %.

Le Burkina Faso a accompli des progrès remarquables dans le cadre du programme. La totalité des objectifs et des réformes structurelles à fin juillet ont été observés. La mobilisation de recettes intérieures s’est accrue, grâce aux réformes de politique et d’administration fiscales de ces dernières années, et aux nouvelles recettes issues des activités minières aurifères en forte croissance. Le Burkina Faso est en bonne posture pour atteindre les objectifs de recettes de l’UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine) aux alentours de l’année prochaine. Une part des recettes intérieures supérieures aux prévisions servira à financer les subventions des prix à la pompe.

Pour le reste du programme, d’ici le milieu de 2013, l’action des pouvoirs publics visera à mobiliser davantage de ressources pour la mise en œuvre de la Stratégie de croissance accélérée et de développement durable (SCADD). Celle-ci vise à mettre en valeur des projets novateurs pour promouvoir la croissance solidaire; à construire l’infrastructure nécessaire (y compris pour l’acheminement de l’énergie); à renforcer la productivité agricole, la résilience, la diversification et les pratiques agricoles durables; et à étoffer les dispositifs de protection sociale, y compris au moyen de transferts directs et d’une expansion des cantines scolaires et des services de santé materno-infantiles. Pour contribuer à répondre aux besoins en ressources, les autorités entendent adopter progressivement une formule de recouvrement des coûts à la pompe, maîtriser les coûts salariaux de la fonction publique grâce à la lutte contre la fraude, poursuivre les efforts de mobilisation des recettes intérieures, et rationaliser les procédures d’approbation pour exécuter pleinement les programmes d’investissement prioritaires.


1 Le Conseil d'administration prend des décisions selon la procédure du défaut d'opposition lorsqu'il a été convenu qu'une proposition peut être examinée sans discussion formelle.



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