Le Conseil d’administration du FMI conclut la sixième revue du programme du Sénégal appuyé par l’instrument de soutien à la politique économique

Communiqué de presse n° 13/539
Le 20 décembre 2013

Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a conclu aujourd’hui la sixième revue des résultats économiques obtenus par le Sénégal dans le cadre du programme appuyé par l’instrument de soutien à la politique économique (ISPE).

L’ISPE a été approuvé par le Conseil d’administration le 3 décembre 2010 (voir communiqué de presse no10/469). Le dispositif de l’ISPE est conçu pour les pays à faible revenu qui n’ont pas nécessairement besoin de l'aide financière du FMI, ou ne souhaitent pas y faire appel, mais qui cherchent à bénéficier de ses conseils, de son suivi et de son aval. L’ISPE est mis à la disposition des pays qui en font la demande (voir note d'information au public no 05/145).

À l’issue des débats du Conseil d’administration, M. Min Zhu, Directeur général adjoint et Président par intérim, a publié la déclaration ci-après :

« L’évolution et les perspectives économiques restent favorables. L’activité a accéléré légèrement et la croissance du PIB devrait atteindre 4 % en 2013. L’inflation reste modérée, la hausse des prix à la consommation étant inférieure à 1 %. La croissance devrait encore augmenter en 2014, tandis que l’inflation restera modérée.

« Les résultats obtenus dans le cadre du programme sont mitigés. Tous les objectifs quantitatifs fixés dans le programme pour la mi-2013 ont été atteints, mais l’exécution des réformes structurelles a ralenti notablement et la plupart des repères structurels ont été atteints avec retard.

« La gestion macroéconomique restera prudente, de manière à préserver la viabilité de la dette et à reconstituer les marges de manœuvre budgétaire. L’objectif fixé pour le déficit budgétaire en 2013 reste à la portée des autorités, et une nouvelle réduction du déficit est attendue en 2014. Pour atteindre les objectifs futurs, il conviendra d’élargir l’assiette des recettes et de rationaliser les dépenses courantes, tout en prévoyant d’accroître l’investissement public et de développer le dispositif de protection sociale.

« Une accélération de l’exécution du programme de réformes structurelles, y compris des réformes de la gestion des finances publiques, serait fort bénéfique. La réforme des agences publiques et la plus grande utilisation des analyses coûts- bénéfices pour la sélection des projets d’investissement amélioreront la transparence et l’efficience des dépenses publiques. Une meilleure maîtrise de la masse salariale permettra d’éliminer les inefficiences et de dégager des ressources pour les dépenses sociales.

« La lenteur des réformes dans le secteur de l’énergie constitue un obstacle majeur à la croissance économique et comporte des risques budgétaires considérables. Il convient d’accélérer la mise en place de technologies efficaces. Le plan d’investissement doit être axé sur un nombre réduit de projets essentiels avec un calendrier d’exécution réaliste. La situation du secteur (y compris le coût budgétaire véritable du soutien qui lui est accordé), la stratégie de réforme et son exécution doivent être clairement communiquées à toutes les parties prenantes. »



DÉPARTEMENT DE LA COMMUNICATION DU FMI

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