Le 29 juin 2018
, le conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a
complété la deuxième revue de l’accord triennal en faveur du Bénin au titre
de la facilité élargie de crédit (FEC). La décision du conseil, prise selon
la procédure de défaut d’opposition
[1], met 15,917 millions de DTS (environ 22.4 millions de dollars) à la
disposition immédiate du Bénin.
L’activité économique s’est développée et l’inflation est restée faible en
2017. La forte croissance, estimée à 5,6 %, s’explique par le niveau record
de la production de coton et par la reprise de l’économie nigériane.
L’inflation annuelle est redevenue positive, à 0,1 %, en raison des prix
des denrées alimentaires et des produits pétroliers. Selon les estimations,
le déficit du compte des transactions courantes s’est creusé en 2017 en
raison de la hausse des importations de marchandises, qui s’explique par
l’augmentation des investissements et des importations de denrées
alimentaires. L’exécution du budget 2017 a été meilleure que prévu et le
déficit budgétaire global (hors dons) a été limité à 7,0 % du PIB, grâce
principalement à une hausse des recettes intérieures. Les dépenses
publiques ont été maintenues aux niveaux prévus dans le programme. De ce
fait, l’accumulation de dette publique a été plus lente que prévu.
Les résultats obtenus dans le cadre du programme restent satisfaisants.
Tous les critères de réalisation continus et ceux à atteindre pour la fin
2017 ont été respectés, de même que tous les repères structurels. La
sous-exécution des dépenses sociales à la fin juin 2017 était rectifiée en
septembre et l’objectif indicatif pour la fin décembre 2017 a été dépassé.
Les perspectives à moyen terme demeurent favorables. Elles supposent une
accélération de la croissance du PIB réel entre 2019 et 2022, appuyée par
la hausse de la production agricole résultant de l’action des pouvoirs
publics et par l’augmentation de l’investissement privé. À moyen terme,
l’inflation devrait rester inférieure au taux de convergence de 3 % fixé
par l’UEMOA. La trajectoire programmée de l’assainissement des finances
publiques devrait ramener d’ici 2019 le déficit budgétaire (dons inclus) en
dessous du critère de convergence de 3 % du PIB fixé par l’UEMOA. Une forte
croissance des exportations améliorerait la position de la balance
extérieure, tandis que des entrées de capitaux soutenues par
l’investissement direct étranger et des investissements de portefeuille
permettraient au Bénin de contribuer modestement à la constitution des
réserves de change de l’UEMOA.
[1]
Le Conseil d’administration arrête ses décisions selon la procédure
dite du défaut d’opposition lorsqu’il convient qu’une proposition
peut être examinée et approuvée sans réunion formelle.