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Les autorités centrafricaines et les services du FMI ont discuté de
politiques économiques et de réformes structurelles qui pourraient
former la base d’un programme de référence suivi par les services.
Ces discussions se poursuivront au cours des prochains jours.
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Le programme de référence visera à aider les autorités à faire face
aux défis économiques causés par la s
ituation
sécuritaire et la pandémie de la Covid-19 et leur permettra de
bénéficier de l’aide budgétaire de leurs autres partenaires
financiers. Il prévoit notamment la mise en œuvre de réformes
structurelles visant à améliorer la gouvernance et la gestion des
finances publiques et à renforcer la mobilisation des recettes
intérieures.
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L'amélioration de la situation sécuritaire au cours des dernier
mois et la réouverture du corridor commercial entre Bangui et le
Cameroun ont permis une reprise plus rapide que prévue au printemps
de l’activité économique, tandis que les tensions inflationnistes
ont commencé à s’atténuer.
Washington, DC – Le 26 novembre 2021 :
Une équipe du Fonds monétaire international (FMI) conduite par M. Édouard
Martin a effectué une mission avec la République Centrafricaine du 15 au 26
novembre 2021 pour mener des discussions sur un programme de référence
appuyé par les services du FMI.
À l’issue de cette mission, M. Martin a fait la déclaration suivante :
« Les autorités centrafricaines et les services du Fonds monétaire
international (FMI) ont discuté de politiques économiques et de réformes
structurelles qui pourraient former la base d’un programme de référence
appuyé par les services. Ces discussions se poursuivront au cours des
prochains jours, afin de trouver un accord au niveau des services qui
pourra être soumis pour approbation à la direction générale du FMI d’ici la
fin de l’année. D’une durée de 7 mois, ce programme de référence visera à
aider les autorités centrafricaines à faire face aux défis économiques
causés par la situation sécuritaire et la pandémie de la Covid-19. Sa mise
en œuvre satisfaisante devrait permettre la reprise des discussions dans le
cadre d’un programme soutenu par la Facilité élargie de crédit (FEC) au
cours du second semestre de l’année prochaine.
« L'amélioration de la situation sécuritaire au cours des dernier mois et
la réouverture du corridor commercial entre Bangui et le Cameroun ont
permis une reprise plus rapide que prévue au printemps de l’activité
économique. La prévision de croissance pour 2021 a en conséquence été revue
à la hausse, de -1 à 1 pour cent. La poursuite de la reprise économique
l’an prochain devrait permettre à la croissance d’atteindre 4 pour cent.
Les tensions inflationnistes ayant découlé en début d’année des difficultés
d’approvisionnement engendrées par la fermeture du corridor commercial se
sont atténuées au cours des derniers mois, l'inflation devrait ralentir
progressivement, pour atteindre 3½ pour cent en glissement annuel à la fin
de l’année et moins de 3 pour cent l’an prochain. Du fait principalement de
la baisse de 5 pour cent du PIB des transferts officiels ayant découlé du
report du déboursement des appuis budgétaires par les partenaires
techniques et financiers prévu cette année, le déficit des transactions
courantes augmenterait à 10½ pour cent du PIB en 2021, contre 8½ pour cent
du PIB en 2020.
« Les développements budgétaires au cours des derniers mois apparaissent
conformes aux objectifs de la loi de finances rectificative. Les recettes
intérieures devraient être légèrement supérieures aux attentes, tandis que
les dépenses semblent bien maitrisées. La mise à disposition par la BEAC
d’une partie de l’allocation de droits de tirages spéciaux (DTS) fournie
par le FMI devrait permettre d’accélérer le remboursement des arriérés
intérieurs et d’entamer le remboursement des emprunts relais contractés au
cours des derniers mois auprès des banques commerciales.
« Le projet de loi de finances pour 2022 visera à assurer le financement
viable des dépenses prioritaires—y compris dans les secteurs tels que la
santé et la sécurité—par le truchement d’une mobilisation accrue des
recettes et des dons, d’une rationalisation des dépenses non prioritaires,
et d’une priorisation des financements extérieurs concessionnels. Afin de
contenir la pandémie, et avec le soutien de ses partenaires financiers, le
gouvernement entend aussi accélérer la campagne de vaccination, avec pour
objectif de vacciner près de 3 millions de personnes d’ici la fin 2022.
« L’équipe du FMI s’est également entretenue avec les autorités
centrafricaines d’un programme de réformes structurelles pour les prochains
mois, visant à améliorer la gestion des finances publiques, accroitre la
mobilisation des recettes intérieures et renforcer la gouvernance. Les
autorités entendent notamment soumettre à l’Assemblée national un projet de
loi anti-corruption et poursuivre leurs efforts de mise en place du système
de télédéclaration des impôts par les grandes entreprises, de consolidation
du compte unique du trésor, et de digitalisation des procédures et
contrôles douaniers.
« L'équipe tient à remercier les autorités Centrafricaines pour
l’excellence de leur collaboration et le climat d’ouverture au dialogue qui
a prévalu durant la mission. »
L’équipe a rencontré le Président Touadéra, le Président de l’Assemblée
nationale Sarandji, le Premier Ministre Dondra, le Ministre des Finances et
du Budget Ndoba, le Ministre de la Santé Somse, le Ministre des Mines
Benam-Beltoungou, le Directeur National de la BEAC Chaïbou, d'autres
responsables gouvernementaux, ainsi que des représentants du secteur privé
et des partenaires techniques et financiers.