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Perspectives de l’économie mondiale
Timides signes de stabilisation, reprise poussive ?
janvier 2020
Évolution récente et conséquences pour les prévisions
L’incertitude entourant les politiques commerciales, les tensions géopolitiques et les difficultés spécifiques des principaux pays émergents ont continué de peser sur l’activité économique mondiale au cours du deuxième semestre de 2019, en particulier dans l’industrie manufacturière et le secteur du commerce. L’intensification des troubles sociaux dans plusieurs pays a posé de nouveaux problèmes, tout comme les catastrophes liées aux conditions météorologiques : ouragans dans les Caraïbes, sécheresse et feux de brousse en Australie, inondations en Afrique de l’Est et sécheresse en Afrique australe.
Malgré ces vents contraires, certaines signes apparus vers la fin de l’année laissent penser que la croissance mondiale est peut-être en train de se stabiliser. De plus, plusieurs pays ont continué d’assouplir leur politique monétaire au cours du second semestre de 2019. Conjugués à l’appui notable apporté par les mesures d’assouplissement prises plus tôt en 2019, les effets décalés de cette orientation devraient permettre à l’activité mondiale de se redresser au début de l’année 2020. Comme expliqué ci-dessous, l’estimation de la croissance mondiale pour 2019 et la projection pour 2020 auraient été inférieures de 0,5 point de pourcentage pour chaque année sans relance monétaire.
Signes timides de stabilisation à un rythme peu soutenu
Au troisième trimestre de 2019, la croissance dans les pays émergents (dont l’Afrique du Sud, l’Inde et le Mexique) a été plus faible que prévu au moment de l’établissement des PEM d’octobre, principalement en raison de chocs spécifiques à chaque pays qui ont pesé sur la demande intérieure. Le groupe des pays avancés a connu un ralentissement plus ou moins conforme aux prévisions (principalement dû au fléchissement de la croissance aux États-Unis après plusieurs trimestres de résultats supérieurs à la tendance). Même si la création d’emplois s’est poursuivie (avec, dans certains cas, des taux de chômage déjà à des niveaux historiquement bas), la hausse des prix à la consommation hors alimentation et énergie est restée modérée dans les pays avancés. Elle s’est encore ralentie dans la plupart des pays émergents sur fond d’activité plus morose. La faiblesse de la demande a fait baisser les prix des métaux et de l’énergie, ce qui a permis de contenir l’inflation globale.
Les indicateurs de haute fréquence pour le quatrième trimestre semblent indiquer que la dynamique s’est stabilisée à un rythme peu soutenu, aidée par le virage général en faveur d’une politique monétaire accommodante plus tôt dans l’année et par l’assouplissement des politiques budgétaires dans certains pays (dont la Chine, la Corée et les États-Unis). Les facteurs temporaires qui avaient ralenti le secteur manufacturier mondial (ajustement de l’industrie automobile aux nouvelles normes d’émission, accalmie dans le lancement de nouveaux produits technologiques et accumulation de stocks) ont semblé s’estomper. La confiance des chefs d’entreprise et les perspectives des directeurs d’achat dans le secteur manufacturier ont cessé de se détériorer, mais demeurent globalement empreintes de pessimisme. Il convient de relever que, dans les enquêtes, la composante relative aux nouvelles commandes est en hausse, en particulier dans les pays émergents. Dans la ligne des enquêtes, la croissance du commerce mondial a semblé amorcer une reprise. En revanche, l’activité dans le secteur des services a légèrement ralenti, mais a continué de croître, grâce à la résilience des dépenses de consommation, ce qui a contribué à maintenir des marchés du travail resserrés, un faible taux de chômage et une hausse modeste des salaires.
Conditions financières favorables
Les premiers signes de stabilisation ont renforcé l’état d’esprit des marchés financiers, déjà conforté par les baisses de taux des banques centrales. Il semble que les marchés aient intégré les perspectives de la politique monétaire américaine et la décision de la Réserve fédérale de passer à un cadrage prospectif de statu quo après trois baisses de taux au second semestre de 2019. Les annonces intermittentes de bonnes nouvelles concernant les relations économiques entre les États-Unis et la Chine et la diminution des craintes liées à un Brexit dur ont éveillé l’appétit des investisseurs pour le risque. Les cours des actions ont continué de progresser dans les grands pays avancés au cours de l’automne ; les rendements des principales obligations souveraines ont augmenté par rapport au creux de septembre ; et les flux d’investissement de portefeuille vers les pays émergents se sont accrus, en particulier à destination des fonds obligataires. Les fluctuations des monnaies entre septembre et début janvier ont illustré l’accroissement général de l’appétit pour le risque et la réduction des tensions commerciales : le dollar américain et le yen japonais se sont affaiblis d’environ 2 %, tandis que le renminbi chinois a gagné environ 1,5 %. La fluctuation la plus notable entre les principales devises a été l’appréciation de la livre sterling (4 % depuis septembre), qui s’explique par une réduction perceptible des risques liés à un Brexit sans accord. Les conditions financières restent donc globalement accommodantes dans les pays avancés et les pays émergents (encadré 1).
Les principaux facteurs à prendre en considération dans la prévision de la croissance mondiale à partir de l’évolution récente sont les suivants : la persistance de résultats du deuxième semestre de 2019 plus faibles que prévu dans les principaux pays émergents ; les signes d’une timide stabilisation du secteur manufacturier au quatrième trimestre, mais un affaiblissement de l’activité encore résiliente dans le secteur des services ; des conditions financières accommodantes ; et des perspectives incertaines en ce qui concerne les droits de douane, les troubles sociaux et les tensions géopolitiques.
Perspectives de la croissance mondiale : légère accélération en 2020
La croissance mondiale, estimée à 2,9 % en 2019, devrait accélérer à 3,3 % en 2020, puis à 3,4 % en 2021. Par rapport aux prévisions des PEM d’octobre, l’estimation pour 2019 et la projection pour 2020 sont plus faibles de 0,1 point de pourcentage, et la projection pour 2021 de 0,2 point de pourcentage. Une prévision de croissance plus modérée pour l’Inde (dont il sera question plus loin) explique la majeure partie des révisions à la baisse.
La trajectoire de la croissance mondiale témoigne d’une forte baisse, suivie d’un retour à un niveau plus proche des normes du passé pour un groupe de pays émergents et de pays en développement qui affichent des résultats insuffisants et se trouvent en difficulté (notamment le Brésil, l’Inde, le Mexique, la Russie et la Turquie). Elle repose également sur le maintien de résultats solides dans les pays émergents relativement sains, même si les économies des pays avancés et de la Chine continuent de ralentir progressivement vers leur taux de croissance potentiel. Les effets du net assouplissement monétaire opéré dans les pays avancés et les pays émergents en 2019 devraient continuer de se faire sentir au niveau mondial en 2020. L’estimation de la croissance mondiale pour 2019 et la projection pour 2020 auraient été inférieures de 0,5 point de pourcentage chaque année sans cette relance monétaire. La reprise mondiale devrait s’accompagner d’une accélération de la croissance des échanges commerciaux (quoique plus modeste que prévu en octobre), sous l’effet d’un redressement de la demande intérieure et de l’investissement en particulier, ainsi que de l’atténuation de certains freins temporaires dans les secteurs automobile et technologique.
Ces résultats dépendent dans une large mesure de la capacité à éviter une nouvelle escalade des tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine (et, plus généralement, à empêcher une nouvelle détérioration des relations économiques entre les États-Unis et la Chine, notamment en ce qui concerne les chaînes d’approvisionnement technologiques), à prévenir un Brexit sans accord et à limiter les répercussions économiques des troubles sociaux et des tensions géopolitiques.
Dans les pays avancés, la croissance devrait se stabiliser à 1,6 % en 2020-21 (0,1 point de pourcentage de moins que dans les projections pour 2020 de l’édition d’octobre des PEM, principalement en raison de révisions à la baisse pour les États-Unis, la zone euro et le Royaume-Uni, ainsi que pour des pays avancés d’Asie, notamment la RAS de Hong Kong à la suite des mouvements de protestation qui s’y sont déroulés).
Pour le groupe des pays émergents et des pays en développement, la croissance devrait accélérer à 4,4 % en 2020 et à 4,6 % en 2021 (0,2 point de pourcentage de moins pour les deux années par rapport aux PEM d’octobre), alors qu’elle était estimée à 3,7 % en 2019. Cette évolution tient, d’une part, au redressement attendu dans des pays émergents en proie à des difficultés et affichant de médiocres résultats et, d’autre part, au ralentissement structurel en cours en Chine.
Facteurs influant sur les perspectives
Le solde des facteurs influant sur les perspectives mondiales reste négatif, mais à un degré moindre que dans les PEM d’octobre. Les premiers signes de stabilisation décrits plus haut pourraient persister et créer une dynamique favorable sur fond de résilience des dépenses de consommation et d’augmentation des dépenses des entreprises. Cette tendance pourrait être appuyée par la disparition de freins spécifiques dans les principaux pays émergents, conjuguée aux effets de l’assouplissement monétaire et à l’amélioration de l’état d’esprit suscitée par la « phase 1 » de l’accord commercial entre les États-Unis et la Chine, ainsi que par le démantèlement partiel de droits de douane précédemment établis et une trêve sur les futurs droits de douane. Une confluence de ces facteurs pourrait donner lieu à une reprise plus forte que celle prévue actuellement.
Néanmoins, les risques de dégradation restent considérables.
Priorités
Le risque de persistance d’une croissance mondiale médiocre demeure tangible malgré des signes timides de stabilisation. Des faux-pas au niveau de l’action des pouvoirs publics à ce stade fragiliseraient davantage une économie mondiale déjà faible. En revanche, un renforcement de la coopération multilatérale et l’adoption, au niveau national, de mesures qui soutiennent la croissance en temps voulu pourraient favoriser une reprise durable dans l’intérêt de tous. Dans tous les pays, il est absolument impératif — d’autant plus que l’agitation s’amplifie — de rendre la société plus inclusive, de veiller à ce que les dispositifs de protection sociale protègent réellement les personnes vulnérables et de faire en sorte que les structures de gouvernance renforcent la cohésion sociale.
Coopération multilatérale. Il convient de resserrer la coopération internationale sur de multiples fronts. Les pays devraient remédier rapidement aux causes de frictions liées au système commercial fondé sur des règles, sortir sans tarder de l’impasse concernant l’organe d’appel de l’Organisation mondiale du commerce et régler les différends qui les opposent sans relever les droits de douane et les obstacles non tarifaires. Il est peu probable que les tensions technologiques entre les pays soient résolues à moins que ceux-ci coopèrent pour réduire les cyberattaques internationales et résoudre les questions en suspens liées aux droits de propriété intellectuelle et aux transferts de technologie. Si les conflits commerciaux et technologiques ne sont pas résolus, la confiance s’en trouvera encore ébranlée, l’investissement deviendra plus faible et les pertes d’emplois augmenteront ; à plus long terme, cette situation entravera la croissance de la productivité et ralentira l’amélioration des niveaux de vie. Il est urgent que les pays coopèrent pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et limiter la hausse des températures dans le monde en adoptant une stratégie qui garantisse une répartition appropriée des charges aux niveaux national et international. Parmi les autres domaines où une coopération plus étroite contribuerait à améliorer l’inclusion et la résilience, citons la réduction de la fraude fiscale et de la corruption internationales, l’évitement d’un détricotage des réformes de la réglementation financière mondiale et la mise en place d’un dispositif mondial de sécurité financière doté de ressources suffisantes.
Priorités pour les pays avancés. Compte tenu du potentiel de croissance modeste de l’ensemble du groupe, les pays disposant d’une marge de manœuvre budgétaire suffisante devraient accroître les dépenses visant à accélérer la croissance de la productivité, notamment dans les domaines de la recherche, de la formation et des infrastructures physiques. Sauf en cas de demande privée très faible, les pays fortement endettés devraient généralement assainir leurs finances publiques pour se préparer au prochain ralentissement et à des dépenses imminentes au titre des prestations automatiques. Étant donné que les taux directeurs dans de nombreux pays avancés sont proches de la borne inférieure effective et que les taux d’intérêt à long terme sont bas (parfois négatifs), il est difficile de recourir à la politique monétaire pour lutter contre de futurs ralentissements de la croissance. Les pays qui disposent d’une marge de manœuvre budgétaire, et dont la politique sur ce plan n’est pas déjà excessivement expansionniste, peuvent compter davantage sur des mesures de relance budgétaire pour soutenir la demande si le besoin s’en fait sentir. Les dirigeants seront en mesure de faire face à la prochaine récession s’ils préparent à l’avance une intervention éventuelle. Leur stratégie devrait privilégier l’investissement dans l’atténuation des changements climatiques ainsi que dans les domaines qui permettent de renforcer la croissance potentielle et de faire en sorte que les gains soient largement partagés, notamment l’éducation, la santé, la formation professionnelle et les infrastructures. Les pays qui doivent préserver la viabilité de leur dette disposent d’une marge de manœuvre plus réduite. Si l’activité devait nettement fléchir et si les conditions du marché le permettaient, ils pourraient ralentir l’assainissement de leurs finances publiques pour éviter une longue période de croissance inférieure à son potentiel. Dans tous les pays, les mesures visant à remédier aux contraintes structurelles et à accroître le taux d’activité demeurent essentielles pour faire face au vieillissement de la population, améliorer les perspectives à moyen terme et accroître la résilience. Les pays devraient également faire en sorte que leurs dispositifs de protection sociale permettent d’accéder facilement aux débouchés qui se présentent et réduisent l’insécurité économique. Il est primordial de renforcer les politiques macroprudentielles, d’exercer une surveillance plus préventive et, dans certains cas, de poursuivre l’assainissement des bilans des banques, d’autant plus que les vulnérabilités continuent de s’accumuler pendant une période prolongée de faibles taux d’intérêt.
Priorités pour les pays émergents et les pays en développement. Au sein du groupe, les priorités diffèrent en fonction de la situation spécifique de chacun. Les pays émergents qui sont en proie à des difficultés macroéconomiques en raison de déséquilibres intérieurs devront continuer de procéder aux ajustements nécessaires pour rétablir la confiance et créer les conditions d’un retour à une croissance stable et durable. Il reste fondamental pour ces pays de mettre en place des dispositifs de protection sociale adéquats pour les personnes vulnérables tout en tenant compte des contraintes générales auxquelles ils doivent faire face. Les pays fortement endettés devraient généralement chercher à assainir leurs finances publiques, mais à un rythme adapté afin d’éviter un ralentissement brutal de l’activité, en améliorant le ciblage des subventions, en élargissant l’assiette de l’impôt et en assurant un meilleur respect de la législation. Cet assainissement permettrait de dégager un espace budgétaire pour lutter contre les ralentissements et réaliser les investissements permettant de répondre aux besoins de développement, notamment pour les pays en développement à faible revenu dans l’optique de la réalisation des objectifs de développement durable des Nations Unies. Les pays dont la situation est généralement plus sûre, mais où l’activité s’est affaiblie par rapport à son potentiel, peuvent profiter du récent recul de l’inflation pour prendre davantage de mesures de relance monétaire, surtout là où les taux d’intérêt réels restent élevés. Il demeure impératif d’assurer la résilience financière, en maintenant des volants suffisants de fonds propres et de liquidités tout en réduisant au minimum les asymétries de monnaies et d’échéances, compte tenu notamment du faible niveau des taux d’intérêt dans les pays avancés et de la possibilité de rechercher des rendements ailleurs. Dans l’ensemble du groupe, un objectif primordial consiste à rendre la croissance plus inclusive au moyen de dépenses de santé et d’éducation visant à accroître le capital humain, mais aussi à encourager l’entrée sur le marché d’entreprises qui créent des emplois à forte valeur ajoutée et offrent des emplois rémunérateurs à une plus grande part de la population.

Encadré 1. Des conditions financières mondiales toujours accommodantes
Les conditions financières mondiales demeurent accommodantes au regard des chiffres du passé[1]. Elles ont peu évolué dans l’ensemble depuis l’établissement de l’édition d’octobre 2019 du Rapport sur la stabilité financière dans le monde (Global Financing Stability Report), bien que les conditions aient été assouplies dans certains pays (graphique 1).

Au cours des trois derniers mois, les marchés ont de nouveau été influencés par deux facteurs principaux : la politique monétaire et la manière dont les investisseurs perçoivent les tensions commerciales. La politique monétaire est restée favorable. Par exemple, la Réserve fédérale américaine a réduit son taux directeur de 25 points de base ; la Banque centrale européenne a relancé les achats nets d’actifs à un rythme de 20 milliards d’euros par mois ; la Banque populaire de Chine a réduit le taux de son mécanisme de prêt à moyen terme de 5 points de base ; en Turquie, la banque centrale a réduit son taux directeur de 450 points de base ; tandis que les banques centrales de Russie et
du Brésil ont réduit leurs taux d’intérêt de, respectivement, 75 et 100 points de base.
Pour ce qui est des tensions commerciales, le marché a oscillé en fonction des dernières nouvelles, notamment l’annonce récente d’un accord de « phase 1 » entre les États-Unis et la Chine. En termes nets, les marchés boursiers mondiaux ont enregistré une hausse d’environ 8 % au cours des trois derniers mois et les rendements à long terme dans la zone euro, au Japon et aux États-Unis, qui étaient très bas, ont augmenté de 15 à 30 points de base.Au cours des trois derniers mois, les marchés ont de nouveau été influencés par deux facteurs principaux : la politique monétaire et la manière dont les investisseurs perçoivent les tensions commerciales. La politique monétaire est restée favorable. Par exemple, la Réserve fédérale américaine a réduit son taux directeur de 25 points de base ; la Banque centrale européenne a relancé les achats nets d’actifs à un rythme de 20 milliards d’euros par mois ; la Banque populaire de Chine a réduit le taux de son mécanisme de prêt à moyen terme de 5 points de base ; en Turquie, la banque centrale a réduit son taux directeur de 450 points de base ; tandis que les banques centrales de Russie et du Brésil ont réduit leurs taux d’intérêt de, respectivement, 75 et 100 points de base.
Cela n’a pas fait évoluer les conditions financières américaines en termes nets. L’amélioration des évaluations des sociétés, en raison de la hausse des marchés boursiers et du resserrement des écarts de rendement sur les obligations de sociétés, a été largement compensée par la hausse des rendements à long terme. Le niveau des conditions financières demeure toutefois accommodant.
Les conditions financières dans la zone euro ont continué de s’assouplir. Cette évolution résulte de la combinaison d’une hausse des cours des actions et d’un resserrement des écarts de rendement des obligations de sociétés.
Pour ce qui est des pays émergents, les conditions financières sont restées globalement inchangées en Chine, même si les évaluations des entreprises se sont améliorées.
Dans d’autres pays émergents (aux fins du présent encadré : Brésil, Inde, Mexique, Pologne, Russie et Turquie), les conditions globales ont continué de s’assouplir. Cela est dû en grande partie à de nouvelles baisses des taux d’intérêt et des coûts des emprunts extérieurs. Dans ce groupe de pays, les écarts de rendement moyens observés sur les obligations souveraines ont diminué de près de 25 points de base et les écarts de rendement des obligations de sociétés se sont resserrés dans la même proportion.
[1] Le présent encadré a été rédigé par le département des marchés monétaires et de capitaux du FMI.