Note d’information au public (NIP) n° 11/125
4 octobre, 2011
Le 22 juin 2011, le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a examiné l’évaluation ex post de la mise en œuvre de programmes avec la Mauritanie sur une longue période.
Informations générales
Une évaluation ex post est requise pour tout pays membre qui applique des programmes avec l’appui du FMI sur une longue période. Elle vise à permettre au FMI de prendre du recul par rapport à la mise en œuvre de programmes successifs afin de procéder à l’analyse des difficultés économiques du pays concerné, de faire le point sur les progrès réalisés grâce à la mise en œuvre des programmes appuyés par le FMI et d’aboutir à un cadrage prospectif des relations avec le pays en tirant les enseignements de l’expérience des programmes antérieurs.
La Mauritanie a conclu plusieurs programmes avec le FMI au titre de ses différentes facilités de prêts concessionnels et cette première évaluation ex post a été menée pour apporter des éléments d’appréciation au programme en cours. Elle porte sur l’expérience acquise dans le cadre de la mise en œuvre, par la Mauritanie, de trois accords au titre de ce qui était alors la Facilité pour la croissance et pour le réduction de la pauvreté (FRPC), conclus en 1999, 2003 et 2006.
Il ressort de l’évaluation que les programmes ont contribué à atteindre un niveau de stabilité macroéconomique de base tandis que les progrès ont été moindres en matière structurelle et qu’il subsiste des domaines importants dans lesquels les relations avec le FMI doivent encore permettre des avancées significatives, à savoir la transparence et la gouvernance, un cadre macroéconomique robuste, un environnement économique propice à l’épanouissement du secteur privé et un meilleur ciblage des dépenses sociales.
Évaluation du Conseil d’administration
Les administrateurs souscrivent de manière générale aux conclusions de l’évaluation ex post des résultats économiques obtenus par la Mauritanie dans le cadre des trois derniers programmes appuyés par le FMI. Ils conviennent que le nouveau Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté de la Mauritanie et le programme Facilité élargie de crédit (FEC) en cours abordent effectivement les défis signalés par l’évaluation ex post. Ils soulignent que les réformes structurelles visant à restructurer les entreprises publiques, à améliorer le marché du travail, à accroître la transparence et à améliorer le climat des affaires sont indispensables à l’amélioration durable de la situation de l’emploi et à l’avènement d’une croissance inclusive et partagée.