À la suite des discussions entre les autorités guinéennes et les services
du FMI à Conakry du 3 au 15 Avril, 2018 et lors des réunions de printemps
2018 à Washington, un accord au niveau des services du FMI a été atteint
sur la première revue du programme de politique économique et de reformes
appuyé au titre de la Facilite’ Elargie de Crédit (FEC) sur trois ans. Sous
réserve de l'approbation de la direction du FMI, l'accord établi au niveau
des services du FMI devrait être soumis au Conseil d'administration du FMI
en Juin 2018.
A l’issue des discussions, Giorgia Albertin, chef de mission du FMI pour la
Guinée, a fait la déclaration suivante :
« Les autorités guinéennes et les services du FMI ont atteint un accord sur
la première revue du programme de réformes et de politiques économiques
appuyé par un accord FEC de trois ans qui vise à favoriser une croissance
plus partagée et à réduire la pauvreté tout en préservant la stabilité
macroéconomique.
« L'économie guinéenne connaît une croissance rapide, portée par un
secteur minier dynamique. La croissance réelle était supérieure à 8% en 2017 et devrait atteindre
environ 6% en 2018. L'inflation globale est augmentée à 8,9% en 2017.
« La forte augmentation des exportations minières a réduit les déséquilibres
extérieurs en 2017. La hausse des investissements étrangers directs dans le
secteur minier s’est poursuivie. Les réserves de change se sont
renforcées.
« Les déséquilibres budgétaires de la Guinée se sont détériorés au cours de
2017, enregistrant un déficit budgétaire de base de 1,1% du PIB. Des
investissements publics plus importants que budgétisées et des recettes
insuffisantes ont affaibli la performance budgétaire.
« Préserver la stabilité macroéconomique et générer une croissance plus
inclusive et plus partage est nécessaire pour réduire la pauvreté et
améliorer le niveau de vie de la population.
« Améliorer la situation budgétaire de la Guinée est nécessaire pour
préserver la stabilité et la viabilité à moyen terme. Accumuler davantage
de réserves de change renforcera les réserves externes. Le maintien d'une
politique monétaire prudente sera clé afin de maintenir une inflation
modérée.
« Mobiliser des recettes fiscales additionnelles, maitriser les dépenses non
prioritaires, éliminer progressivement les subventions à l’électricité non
ciblées tout en renforçant les filets de sécurité sociale est nécessaire
pour réduire les déséquilibres budgétaires de la Guinée.
« L'augmentation des investissements publics dans les infrastructures doit
être équilibrée avec la préservation de la stabilité et de la viabilité de
la dette à moyen terme. Une stratégie d'emprunt prudente et le renforcement
des finances publiques et de la gestion des investissements seront
essentiels.
« L'amélioration du climat des affaires et de la gouvernance, ainsi que
l'inclusion financière sont essentielles pour favoriser le développement du
secteur privé et parvenir à une croissance plus partagée. »