Dans le contexte du cinquième dialogue de haut niveau des accords régionaux
de financement, le Fonds monétaire international (FMI) et les accords
régionaux de financement ont examiné aujourd’hui comment renforcer leur
coopération tout en aidant leurs membres à surmonter les graves effets de
la pandémie de COVID-19. Pendant cette réunion virtuelle, la directrice
générale du FMI, les coprésidents adjoints du groupe de travail du G20 sur
l’architecture financière internationale et les dirigeants de six accords
régionaux de financement (Fonds monétaire arabe ; Multilatéralisation de
l'Initiative de Chiang Mai et son unité de surveillance, le Bureau de
recherche macroéconomique de l’ASEAN+3 (AMRO) ; Fonds eurasien pour la
stabilisation et le développement ; Commission européenne ; Mécanisme
européen de stabilité et Fonds latino-américain de réserve ) ont fait le
point sur les principales mesures qui ont été prises par leurs institutions
face à la crise, ont évalué les risques à l’échelle mondiale et régionale,
et ont examiné comment renforcer davantage leur collaboration sur ces
questions. Soulignant qu’il convient de continuer de combiner les efforts
multilatéraux, les dirigeants ont fait la déclaration ci-après :
« Les dirigeants du FMI et des accords régionaux de financement ont
souligné que les mesures décisives et synchronisées qui ont été prises sur
les plans monétaire, financier et budgétaire pour limiter les répercussions
économiques de la pandémie ont contribué à la stabilisation. Le FMI se
trouve au cœur du dispositif mondial de sécurité financière et les accords
régionaux de financement offrent des volants de sécurité régionaux face aux
besoins de liquidités extérieures et aux problèmes de financement de la
balance des paiements : ces institutions ont fait partie de cette solide
riposte à plusieurs niveaux au choc de la COVID-19. Le FMI et les accords
régionaux de financement ont accru leur aide financière et ont adapté leur
politique de prêt, leurs instruments et leurs procédures internes afin de
fournir plus rapidement une aide d’urgence à leurs membres.
« Le FMI a octroyé une aide financière totalisant 100 milliards de dollars
à 81 pays depuis le début de la pandémie. Les pays membres du FMI se sont
jusqu’à présent engagés à hauteur de 21 milliards de dollars en réponse à
l’appel de fonds que le FMI a lancé pour répondre au triplement attendu de
ses prêts concessionnels, et, début octobre, ont accordé une deuxième série
d’allégements du service de la dette aux pays les plus pauvres touchés par
la crise. Le FMI et la Banque mondiale souscrivent à la mise en œuvre de
l’initiative de suspension du service de la dette du G20 et du Club de
Paris, qui a été adoptée le 15 avril 2020, y compris sa prolongation
jusqu’en 2021. Le FMI continue aussi d’adapter ses prêts en faisant preuve
de plus de souplesse tandis que les pays passent de la phase initiale
d’endiguement à la stabilisation, puis à la reprise, et a approuvé
récemment une hausse temporaire des limites annuelles d’accès à ses
ressources.
« Pour compléter l’action du FMI, les accords régionaux de financement
demeurent en contact étroit avec leurs membres et leurs pays partenaires
afin d’atténuer les répercussions économiques de la pandémie au niveau des
régions. Guidées par leurs missions hétérogènes, ces institutions
fournissent aux pays des financements d’urgence sous forme de prêts ou de
dons sociaux. En s’appuyant sur leurs connaissances et leur expertise
régionales, les accords régionaux de financement offrent en temps opportun
à leurs membres des évaluations de risques, des recommandations et de
l’assistance technique. Afin de mieux être en mesure de fournir rapidement
une aide financière supplémentaire, bon nombre d’accords régionaux de
financement ont renforcé leur disponibilité opérationnelle, ont accru leur
capacité de prêt ou ont établi de nouvelles lignes de crédit liées à la
pandémie.
« Les dirigeants ont souligné que, en dépit d’une légère amélioration des
perspectives de l’économie mondiale, la pandémie n’a pas encore été vaincue
et que le risque de nouvelles vagues de contaminations est très grand. La
reprise reste donc longue, incertaine et inégale selon les régions et les
secteurs. La hausse de l’endettement, le chômage élevé et le creusement des
inégalités risquent aussi de laisser de graves cicatrices économiques.
Cette vulnérabilité croissante pourrait à son tour accentuer les craintes
concernant la stabilité financière dans certains pays et régions.
« Étant donné ces risques élevés, les dirigeants ont souligné qu’il restera
indispensable pour le FMI et les accords régionaux de financement de
coopérer étroitement afin de favoriser une reprise durable. Le FMI et les
accords régionaux de financement s’engagent à continuer de collaborer
étroitement afin de garantir un échange d’information en temps opportun et
d’exploiter leurs avantages comparatifs respectifs pour aider leurs membres
communs à faire face aux effets de la crise et à avancer vers la
stabilisation et la reprise. Selon les besoins et les possibilités, nous
coopérerons pour faciliter des opérations de cofinancement qui permettront
de répondre aux besoins de nos membres et nous serons prêts à leur offrir
de l’assistance technique et des conseils. »
Pinky Vu Lan Huong
Agente de relations publiques, AMRO
Courriel : vu.lanhuong@amro-asia.org
Anabela Reis
Porte-parole principale
Mécanisme européen de stabilité
Courriel : a.reis@esm.europa.eu
Felipe Buitrago R.
Directeur de la communication et des relations institutionnelles
Fonds latino-américain de réserve
Courriel : fbuitrago@flar.net
Gennady Vasiliev
Fonds eurasien pour la stabilisation et le développement
Courriel : Vasilyev_GA@eabr.org
Yisr Barnieh
Fonds monétaire arabe
Courriel : yisr.barnieh@amf.org.ae
Maria Candia Romano
Agente de communication
Fonds monétaire international (FMI)
Courriel : mcandiaromano@IMF.org