Mme Kristalina Georgieva, Directrice Générale du Fonds monétaire
international (FMI), a fait aujourd’hui la déclaration suivante à propos de
l’Ukraine :
« Les événements survenus cette semaine en Ukraine sont particulièrement
préoccupants, tout d’abord par leur bilan humain et par les souffrances
infligées à la population. En outre, le conflit entraîne déjà de graves
incidences économiques qui empireront à mesure qu’il perdure. Cette crise
intervient à un moment délicat, alors que l’économie mondiale est en train
de se relever des ravages de la pandémie de COVID-19, et elle menace de
réduire à néant une partie de cette amélioration.
« Je me suis entretenue aujourd’hui avec notre conseil d’administration
pour informer les administrateurs du FMI de notre évaluation initiale de la
situation en cours. Je leur ai assuré que nos services continueraient de
collaborer étroitement avec les autorités pour soutenir l’Ukraine dans la
mesure de nos moyens. Nous continuerons également d’œuvrer de concert avec
le Groupe de la Banque mondiale et d’autres partenaires pour coordonner
notre appui et veiller à ce que l’Ukraine puisse en tirer tout le parti.
« Le FMI possède dispose d’une panoplie d’instruments et, à mesure que la
situation en Ukraine évolue, nous poursuivrons nos échanges avec les
autorités afin de déterminer comment nous pouvons au mieux les aider. Ces
entretiens se déroulent à distance avec des membres de nos services à
Washington. Outre les conseils stratégiques de politique publique que nous
continuons de fournir, nous examinons toutes les possibilités d’appui
financier supplémentaire, y compris dans le cadre de l’actuel accord de
confirmation dont l’encours est de 2,2 milliards de dollars. Les autorités
ont également sollicité un financement d’urgence de la part du FMI.
« Au-delà de l’Ukraine, les répercussions du conflit présentent de sérieux
risques économiques pour la région et le monde entier. Nous évaluons
actuellement les implications qu’il pourrait avoir notamment sur le système
financier et son fonctionnement, les marchés des matières premières et,
plus directement, les pays ayant des liens économiques avec la région. Nous
nous tenons prêts à aider nos pays membres si cela s’avère nécessaire, en
étroite coordination avec nos partenaires internationaux. »