Le conseil d’administration du FMI achève la neuvième revue de l’accord en faveur du Niger au titre de la facilité élargie de crédit
le 29 juillet 2026
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Département de la communication du FMI
RELATIONS AVEC LES MÉDIAS
ATTACHÉ DE PRESSE: Tatiana Mossot
TÉLÉPHONE:+1 202 623-7100COURRIEL: MEDIA@IMF.org
Le conseil d’administration du FMI a achevé la neuvième revue de l’accord en faveur du Niger au titre de la facilité élargie de crédit (FEC), ce qui permet un décaissement immédiat de 33 millions de dollars (24,0828 millions de DTS).
L’économie du Niger a fait preuve de résilience : estimée à 6,9 % en 2025, la croissance devrait rester vigoureuse à 7 % en 2026, portée par les secteurs agricole et extractif. Mais les risques restent orientés à la baisse.
Le programme a été bien mis en œuvre dans l’ensemble. Les autorités ont poursuivi leurs efforts de rééquilibrage budgétaire et réalisé des avancées notables dans la mise en œuvre du programme de réformes structurelles. L’accroissement des recettes pétrolières contribuera à constituer des réserves budgétaires et à répondre aux besoins urgents dans le domaine social et en matière de sécurité alimentaire.
Washington, DC: Le conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a achevé aujourd’hui la neuvième revue de l’accord de 60 mois en faveur du Niger au titre de la facilité élargie de crédit (FEC). La décision du conseil d’administration permet de décaisser immédiatement 24,0828 millions de DTS (environ 33 millions de dollars), ce qui porte le total des décaissements au titre de l’accord à 252,1456 millions de DTS (environ 342 millions de dollars). Approuvé le 8 décembre 2021 (voir le communiqué de presse 21/366), l’accord avec le Niger au titre de la FEC a été prolongé progressivement jusqu’en décembre 2026 afin de laisser suffisamment de temps aux autorités pour mettre en œuvre des réformes structurelles essentielles.
Les résultats du programme sont globalement solides. Tous les critères de réalisation quantitatifs (CR) périodiques ont été remplis à fin décembre 2025 et tous les CR continus ont été respectés depuis l’achèvement de la huitième revue. La plupart des objectifs indicatifs ont été atteints. Les autorités ont également bien avancé dans le programme de réformes structurelles et restent déterminées à poursuivre la mise en œuvre des réformes pour atteindre les objectifs du programme.
À l’issue des délibérations du conseil d’administration, M. Kenji Okamura, directeur général adjoint et président par intérim du conseil d’administration, a fait la déclaration suivante :
« En dépit d’un contexte difficile, l’économie nigérienne a fait preuve de résilience en 2025. Les perspectives à court et moyen terme demeurent favorables, l’activité économique étant soutenue par les secteurs extractif et agricole. Néanmoins, les risques restent toujours orientés à la baisse. Ils concernent notamment l’aggravation des menaces sécuritaires, la volatilité des prix des produits de base, les conditions de financement restrictives au niveau régional et mondial, une nouvelle baisse des financements des donateurs et la fermeture de la frontière avec le Bénin.
« La mise en œuvre des réformes dans le cadre du programme appuyé par la FEC se poursuit. La constance des efforts de rééquilibrage budgétaire permet de soutenir la stabilité macroéconomique. L’augmentation attendue des recettes pétrolières en 2026 sera mise à profit pour résorber le déficit budgétaire et répondre aux besoins urgents dans le domaine social et en matière de sécurité alimentaire. En déployant des efforts continus pour mobiliser les recettes intérieures, les autorités contribueront à dégager de l’espace budgétaire pour les dépenses de développement.
« Il est primordial de maintenir une approche prudente concernant la gestion de la dette et la prévention des arriérés de paiements. Les autorités sont déterminées à apurer tous les arriérés extérieurs d’ici à la fin de 2026 et à atténuer le risque d’accumulation d’arriérés à l’avenir en renforçant encore la gestion de la trésorerie et de la dette.
« Il convient d’agir vigoureusement pour remédier aux vulnérabilités du secteur financier, notamment en réalisant un diagnostic complet du secteur bancaire et en établissant une feuille de route. Le renforcement des bilans des banques, l’atténuation des tensions sur la liquidité et l’accélération de la restructuration du secteur de la microfinance permettraient de soutenir le crédit au secteur privé.
« La mise en œuvre de réformes vigoureuses visant à renforcer les dispositifs de gouvernance et de lutte contre la corruption améliorera la confiance des citoyens, garantira une utilisation plus efficace et plus transparente des ressources publiques, préservera le soutien financier extérieur et stimulera une croissance inclusive tirée par le secteur privé. L’aboutissement de la réforme du cadre de déclaration de patrimoine, ainsi que la publication du rapport d’évaluation diagnostique de la gouvernance, une fois qu’il sera achevé, et l’adoption d’un plan d’action assorti d’échéances pour appliquer les recommandations formulées, constitueront des avancées importantes. »
Tableau 1. Niger : principaux indicateurs économiques et financiers, 2025–31
2025
2026
2027
2028
2029
2030
2031
8e revue FEC
Est.
8e revue FEC
Proj.
8e revue FEC
Proj.
Projections
(Variation annuelle en pourcentage)
Revenu national et prix
PIB à prix constants
6,9
6,9
6,7
7,0
6,5
6,5
6,0
6,0
6,0
6,0
Volume des exportations
94,4
85,0
9,7
8,6
29,8
21,6
2,5
3,5
0,6
0,7
Volume des importations
5,7
13,3
6,4
15,9
22,7
18,0
1,8
3,7
0,7
6,0
IPC (moyenne annuelle)
-4,6
-4,7
0,4
-1,9
2,0
2,0
2,0
2,0
2,0
2,0
IPC (fin de période)
-9,4
-9,4
9,7
8,9
2,0
2,0
2,0
2,0
2,0
2,0
Monnaie et crédit
Monnaie au sens large
8,9
10,6
12,4
21,9
8,7
10,9
8,1
8,1
8,1
8,1
Crédit intérieur
3,9
1,4
9,4
8,0
6,7
4,5
5,6
5,8
6,4
6,4
Crédit à l’État (net)
5,8
13,2
6,2
10,2
1,3
-2,7
-1,3
-0,8
0,5
0,0
Crédit au secteur privé
2,7
-2,0
11,5
6,9
9,5
8,8
9,5
9,1
9,1
9,1
(En pourcentage du PIB)
Finances publiques
Total des recettes
9,7
10,6
10,3
11,2
10,6
11,4
10,9
10,8
10,9
11,1
Total des dépenses et prêts nets
14,8
15,6
15,4
16,1
15,1
15,9
15,3
15,1
15,0
15,2
Dépenses courantes
8,7
9,4
8,9
9,3
8,8
9,1
8,8
8,4
8,2
8,2
Dépenses d’investissement
5,7
5,8
6,7
6,9
6,5
6,8
6,5
6,7
6,9
7,0
Solde de base (hors dons)
-1,8
-1,9
-1,6
-1,3
-1,0
-1,0
-0,9
-0,7
-0,5
-0,6
Solde primaire de base hors pétrole (dons exclus)
-3,6
-4,1
-2,9
-3,4
-2,1
-2,8
-2,1
-2,1
-1,8
-1,9
Solde budgétaire global (dons compris)
-3,3
-2,9
-3,7
-3,4
-3,0
-3,0
-3,0
-3,0
-3,0
-3,0
Investissement brut
22,1
23,6
23,1
25,3
22,9
25,4
25,3
25,1
25,2
25,1
Investissement non public
17,8
19,3
18,1
20,2
18,0
20,3
20,3
20,1
20,0
19,9
Investissement public
4,3
4,4
5,0
5,2
4,9
5,1
4,9
5,0
5,2
5,3
Solde des transactions extérieures courantes (dons compris)
-5,0
-3,7
-6,6
-3,0
-4,4
-3,3
-3,2
-3,1
-3,1
-3,0
Solde des transactions extérieures courantes (hors dons)
-5,3
-4,3
-6,9
-3,5
-4,8
-3,9
-3,8
-3,7
-3,7
-3,6
Dette totale contractée ou garantie par l’État
45,6
45,5
45,9
45,9
45,4
45,1
44,6
44,0
43,6
43,2
Dette extérieure contractée ou garantie par l’État
24,7
24,5
25,1
25,3
25,1
25,3
25,4
25,6
26,0
26,5
VAN de la dette extérieure
18,7
19,1
17,8
18,2
17,3
17,6
17,3
17,0
17,2
17,7
Dette intérieure publique
21,0
21,1
20,8
20,7
20,3
19,9
19,2
18,5
17,6
16,7
(En milliards de FCFA)
PIB à prix courants du marché
12 683
12 354
13 807
13 195
15 005
14 340
15 506
16 765
18 130
19 602
Sources : autorités nigériennes ; estimations et projections des services du FMI.