Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a achevé aujourd’hui les troisième et quatrième revues des résultats économiques obtenus
par le Tchad dans le cadre du programme appuyé par un accord au titre de la facilité élargie de crédit (FEC). L’achèvement de ces revues permet de
décaisser immédiatement 44,41 millions de DTS (environ 61 millions de dollars). Cela porte le total des décaissements au titre de l’accord à 98,34 millions
de DTS (environ 135 millions de dollars).
Le Conseil d’administration a aussi approuvé la demande que les autorités ont formulée afin d’obtenir des dérogations pour l’inobservation du critère de
réalisation continu relatif à la non-accumulation de nouveaux arriérés de paiement extérieurs et des critères de réalisation de fin décembre 2015 et de fin
juin 2016 relatifs à la non-accumulation d’arriérés de paiement intérieurs. Il a en outre approuvé les demandes d’une augmentation de l’accès aux
ressources du FMI au titre du programme à hauteur de 33,64 millions de DTS, soit 24 % de la quote-part (environ 46,2 millions de dollars) et d’une
prolongation de l’accord jusqu’à fin novembre 2017, ainsi qu’un rééchelonnement des décaissements prévus.
Le Conseil d’administration a approuvé l’accord FEC initial en faveur du Tchad le 1er août 2014 (voir communiqué de presse n° 14/381) pour un montant de 79,92 millions de DTS
(environ 109,7 millions de dollars). En avril 2015, le Conseil d’administration a approuvé un accès supplémentaire de 40 % de la quote-part du Tchad à
cette date, ce qui a alors porté le niveau d’accès du Tchad aux ressources du FMI au titre de l’accord FEC à 106,56 millions de DTS (environ 146,3 millions
de dollars).
À l’issue des débats du Conseil d’administration sur le Tchad, M. Mitsuhiro Furusawa, Président par intérim et Directeur général adjoint, a prononcé la
déclaration suivante :
«Les résultats obtenus dans le cadre du programme appuyé par la FEC ont été dans l’ensemble satisfaisants en dépit de l’aggravation des tensions dues au
choc pétrolier et d’une situation sécuritaire tendue dans la région. Les autorités se sont attaquées de manière résolue aux déséquilibres budgétaires qui
se sont produits depuis le début de l’année, en adoptant une exécution du budget sur la base des encaissements-décaissements et en appliquant de vastes
réductions de dépenses. Des progrès ont également été accomplis dans la mise en œuvre du programme de réformes structurelles.
«La deuxième loi de finances rectificative 2016 adoptée par l’Assemblée nationale et le projet de loi de finances 2017 déposé à l’Assemblée nationale
visent à préserver les ajustements considérables qui ont été opérés. Si les lois de finances reposent sur des hypothèses prudentes en matière de recettes,
les autorités sont déterminées à protéger les dépenses sociales et continueront de chercher à obtenir une aide supplémentaire des donateurs afin d’atténuer
les contraintes budgétaires. L’augmentation de l’accès aux ressources du FMI dans le cadre de l’accord FEC sera utile à cet égard. À moyen terme,
l’enveloppe des dépenses devrait continuer d’être conforme aux recettes et aux financements disponibles.
«Le programme de réformes structurelles reste axé sur l’amélioration de la gestion des finances publiques, notamment en continuant de renforcer la
transparence du secteur pétrolier et l’exécution du budget. Les autorités sont déterminées à mettre en œuvre une stratégie globale d’apurement des arriérés
intérieurs et engageront bientôt un audit des arriérés existants à l’appui de cet effort. La stratégie budgétaire à moyen terme est complétée par des
mesures visant à accroître les recettes non pétrolières.
«Un nouveau Plan national de développement se trouve à un stade avancé de préparation. Un des objectifs principaux devrait être de définir des mesures qui
permettront de diversifier l’économie et d’améliorer le climat des affaires pour le secteur privé. Des réformes structurelles ambitieuses sont nécessaires
pour accompagner le travail de développement du Tchad, compte tenu notamment de la volatilité des recettes pétrolières».