Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a achevé
aujourd’hui la deuxième revue du programme économique et financier du Niger
qui est appuyé par un accord au titre de la facilité élargie de crédit
(FEC). L’achèvement de la revue permet de décaisser 14,1 millions de DTS
(environ 20 millions de dollars), ce qui porte le total des décaissements
au titre de l’accord à 42,3 millions de DTS (environ 60 millions de
dollars).
En achevant la deuxième revue, le Conseil d’administration a pris note du
Plan de Développement Economique et Social (PDES) des autorités pour
2017–2021 qui sert de document de développement économique du Niger
décrivant les mesures macroéconomiques, structurelles et sociales à l’appui
de la croissance et de la réduction de la pauvreté, ainsi que les besoins
de financement extérieur y afférents et les principales sources de
financement.
Le 23 janvier 2017, le Conseil d’administration du FMI avait approuvé en
faveur du Niger un accord triennal au titre de la FEC pour un montant de
98,7 millions de DTS (environ 132,1 millions de dollars, ou 75 % de la
quote-part du Niger) à l’appui du plan national de développement économique
(voir communiqué de presse n° 17/18). Ce plan a pour objectifs de
consolider la stabilité macroéconomique et de favoriser une croissance
élevée et équitable, ainsi que d’accroître les revenus et de créer des
emplois, tout en renforçant les fondements d’un développement durable.
À la suite des débats du Conseil d’administration, M. Mitsuhiro Furusawa,
directeur général adjoint et président par intérim, a prononcé la
déclaration ci-après :
« Les résultats du programme en 2017 ont été globalement satisfaisants,
malgré une sous-performance de la mobilisation des recettes budgétaires.
Tous les critères de réalisation ont été remplis. Tous les objectifs
indicatifs ont été atteints, à l’exception de l’objectif relatif aux
recettes budgétaires, qui ont été largement inférieures au niveau établi
dans le programme pour 2017. La mise en œuvre du programme de réformes
structurelles progresse, mais plus lentement que prévu.
« Le programme pour 2018 s’inscrit dans un cadre macroéconomique réaliste,
avec une reprise progressive de la croissance économique au cours des
prochaines années grâce à des réformes économiques et à une aide
considérable des bailleurs de fonds. L’inflation, aujourd’hui élevée,
devrait baisser rapidement et l’assainissement des finances publiques
devrait ramener le déficit en deçà du seuil de l’UEMOA d’ici 2021. Le
déficit des transactions courantes restera probablement élevé, mais il est
totalement financé par l’aide extérieure.
« À terme, il sera important de renforcer la mobilisation des recettes. Le
niveau élevé des recettes perçues jusqu’à présent en 2018 est encourageant,
tout comme les mesures du budget adoptées cette année. Elles sont soutenues
par des mesures supplémentaires visant à accroître les recettes à court
terme et par un effort systématique de renforcement des capacités des
régies financières. Cependant, l’accumulation de nouveaux arriérés de
paiements intérieurs au premier trimestre doit être contrecarrée dès que
possible.
« Il reste essentiel d’opérer des réformes pour renforcer le secteur privé,
ainsi que réduire les pressions démographiques et les inégalités
hommes-femmes, pour rehausser les perspectives de développement à moyen
terme. Les efforts déployés pour améliorer le climat des affaires sont
salués, le programme mettant l’accent notamment sur des mesures qui
améliorent l’accès au crédit. Il est fondamental de mettre en œuvre ces
mesures de manière déterminée pour faire du renforcement louable du
dispositif de gouvernance un succès tangible. Sur le front démographique,
en dépit des efforts récents, une impulsion plus large et plus rapide
s’impose pour avancer de manière décisive.
« La présentation du nouveau document de développement économique du
gouvernement qui inscrit le programme appuyé par la FEC dans un contexte
plus large et à plus long terme est notée avec satisfaction. Ce document
révisé veille à ce que la stratégie nationale de développement, le PDES, et
le plan global de réforme des autorités soient alignés sur les objectifs de
stabilité et de développement du programme appuyé par la FEC. »
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Niger: principaux indicateurs économiques,
2016-18
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Population (millions)
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18.8
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PIB par habitant : ($)
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438.4
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Quote-part (actuelle,
millions DTS, % total)
|
131.6
|
(0,03%)
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Taux d'alphabétisation/
pauvreté :
|
26,6/45,7
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Principaux produits et
exportations:
|
Uranium, bétail, produits
pétrolierscts
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Principaux marchés
d'exportation :
|
France, Nigéria
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2016
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2017
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2018
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(Est.)
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(Proj.)
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Production
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Croissance du PIB réel (%)
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4.9
|
4.9
|
5.2
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Prix
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Inflation - moyenne (%)
|
0.2
|
2.4
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3.9
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Finances des
administrations publiques
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Recettes et dons (% PIB)
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20.5
|
21.4
|
22.7
|
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Dépenses (% PIB)
|
26.6
|
26.5
|
28.6
|
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Solde budgétaire (% PIB)
|
-6.1
|
-5.0
|
-5.9
|
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|
Solde de base (% PIB) 1
|
-4.2
|
-4.9
|
-4.0
|
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Dette publique (% PIB)
|
45.1
|
46.1
|
46.2
|
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Monnaie et crédit
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Monnaie au sens large
(variation en %)
|
8.7
|
6.1
|
9.5
|
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|
Crédit au secteur privé
(variation en %)
|
12.7
|
2.1
|
7.8
|
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|
Balance des paiements
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|
Solde courant (% PIB)
|
-15.7
|
-13.8
|
-16.7
|
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|
IDE (% PIB)
|
3.5
|
3.7
|
5.6
|
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|
Réserves (en mois
d'importations de biens et
services)
|
5.6
|
4.7
|
4.4
|
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|
Dette extérieure (% PIB)
|
33.0
|
30.1
|
30.1
|
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Taux de change
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TCER (variation en %)
|
0.04
|
1.53
|
…
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Sources : autorités
nigériennes et estimations
des services du FMI ; base
de données des statistiques
financières internationales
et base de données des
indicateurs du
développement dans le
monde.
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1/ Recettes moins dépenses
nettes des dépenses
d'équipement financées sur
ressources extérieures.
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