Debout avec et pour l’Afrique
IMF News, February 18, 2022
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- Published: February 18, 2022
Contexte et défis
- L’Afrique a subi une contraction douloureuse en 2020.
- Depuis, l’Afrique a renoué avec la croissance, mais celle-ci « reste inférieure aux besoins de bon nombre de pays ».
- En 2021 et 2022, la croissance prévue pour l’Afrique était inférieure à la moyenne mondiale; « la croissance de l’Afrique doit dépasser celle du reste du monde » pour créer des emplois et relever les niveaux de vie.
Soutien du FMI à l’Afrique
- Le FMI a pris « des mesures sans précédent » pour accompagner ses pays membres, en particulier en Afrique.
- Réforme du dispositif de prêts concessionnels :
- L’année dernière, le FMI a octroyé des prêts d’un montant « 13 fois supérieur à la moyenne annuelle de la décennie précédente ».
- Allocation rapide de droits de tirage spéciaux (DTS) :
- Certains pays ont reçu l’équivalent de « 6 % de leur PIB ».
- Allocation globale aux pays africains: « 33 milliards de dollars » sur une enveloppe mondiale de « 650 milliards de dollars ».
- Objectif de transferts à grande échelle des DTS des pays qui n’en ont pas besoin vers ceux qui en ont le plus besoin.
Prochaines étapes et objectifs
- Objectif mondial fixé l’année précédente: faire transférer « 100 milliards de dollars » aux pays vulnérables.
- Progrès actuels: « nous nous en rapprochons à plus de 50 % ».
- Engagements reçus des pays membres du G20: « environ de 60 milliards de dollars ».
- Deux canaux pour la rétrocédure des DTS :
- Fonds fiduciaire pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance (canal éprouvé).
- Nouveau fonds fiduciaire pour la résilience et la durabilité (fonds fiduciaire RD).
Fonds fiduciaire RD — caractéristiques et objectifs
- Objectif de validation de l’architecture du fonds fiduciaire RD: lors des réunions de printemps en avril; mise en œuvre visée « d’ici à l’automne ».
- Caractéristiques annoncées :
- Taux d’intérêt très faibles — proches des taux des DTS, « qui sont actuellement encore à 0,05 % (5 points de base) ».
- Délai de grâce de « 10 ans ».
- Délai de remboursement de « 20 ans ».
- Objectif principal: mobiliser l’investissement privé dans les pays émergents et les pays en développement en supprimant les entraves à la participation du secteur privé.
Besoins de financement et réformes associées
- Estimation des besoins de financement du continent africain jusqu’en 2024 : « 285 milliards de dollars » pour résorber les effets de la COVID-19, et ensuite « le double » pour que l’Afrique renoue avec la croissance et rattrape ou se rapproche des pays plus avancés.
- Ces financements doivent s’accompagner de réformes pour :
- Mobiliser des ressources intérieures.
- Améliorer la qualité des dépenses (en particulier les investissements en capital humain).
- Élargir la participation du secteur privé.
- Mesures envisagées pour encourager le privé :
- Contribution visant à réduire le risque associé aux investissements privés en empruntant auprès du fonds fiduciaire RD.
- Renforcement du cadre d’action pour ouvrir la voie aux investissements et permettre la participation coordonnée des banques de développement.
Collaboration, limites et plaidoyer
- Le FMI souhaite une coopération étroite avec les banques régionales de développement, mais:
- Les pays membres ne peuvent pas réaffecter les DTS directement aux banques régionales de développement, afin de « préserver la qualité d’avoir de réserve » du DTS.
- Le FMI doit garantir la protection de la qualité de cet avoir de réserve et veiller au respect de la réglementation du FMI pour les contributions de DTS.
- Plaidoyer pour un partenariat renforcé: tirer parti de l’expertise des banques régionales de développement et réfléchir aux moyens de mobiliser davantage de ressources ensemble.
- Remerciements adressés au Président Sall et au Président Macron pour l’initiative lancée en novembre 2020.
Message principal
- Le FMI se décrit comme « debout avec et pour l’Afrique » et affirme être « sur la bonne voie pour apporter une contribution majeure au financement dans les pays en développement, en particulier en Afrique », en insistant sur la nécessité d’une collaboration multilatérale et d’un engagement du secteur privé.
Observations de la Directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, lors de la table ronde sur le financement pour une croissance durable et inclusive en Afrique, le 18 février 2022.