Questions fréquemment posées sur le Burundi
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Contexte économique et chiffres clés
- Croissance du PIB prévue : 2 % en 2024, contre 3,3 % en 2023.
- Inflation : 36,4 % en glissement annuel en décembre 2024.
- Dépréciation rapide du taux de change sur le marché parallèle et monétisation du déficit budgétaire identifiées comme causes principales de la hausse de l'inflation.
- Réserves de change : équivalentes à environ un mois d'importations (données à fin janvier 2025).
- Taux de change parallèle : se négociait à environ 160 % de plus que le taux officiel (données à fin janvier 2025).
- Déficit budgétaire : 5,1 % en 2023–24.
- Ratio dette/PIB : 62 % à fin 2024.
- Caractéristiques des importations : environ 70 pourcents des importations sont déjà en grande partie financés au taux du marché parallèle (calculs des services du FMI).
- Financements accordés en 2021 et 2023 :
- Facilité de crédit rapide (2021) : 75 millions de dollars.
- Allégement de la dette via le fonds fiduciaire d'assistance et de riposte aux catastrophes : 7,6 millions de dollars.
- Allocation de Droits de tirage spéciaux (DTS) de 2021 : 206,6 millions de dollars.
- Accord au titre de la facilité élargie de crédit (FEC) approuvé en juillet 2023 : 272 millions de dollars, avec un décaissement immédiat d’environ 62 millions de dollars.
- Statut de la FEC : l'accord approuvé en juillet 2023 a automatiquement pris fin en janvier 2025, aucune revue n'ayant été achevée sur une période de 18 mois.
- Dernière mise à jour : le 7 février 2025.
Assistance, surveillance et interventions du FMI
- Trois missions principales du FMI : surveillance économique, assistance technique et prêts.
- Assistance technique fournie au Burundi dans les domaines suivants :
- gestion des finances publiques,
- administration fiscales,
- politique de dépenses,
- statistiques,
- supervision du secteur bancaire,
- politique monétaire.
- Surveillance : missions annuelles des services du FMI à Bujumbura pour examiner l'évolution économique, les perspectives et les politiques envisageables.
- Programme de 2021–2023 : financements et allocations décrits ci-dessus.
Réformes mises en œuvre et progrès
- Réforme de la gestion des finances publiques : passage à la budgétisation par programmes, cadres juridiques adoptés pour mise en œuvre du budget programme à compter de 2026.
- Mesures pour accroître les recettes : lancement d’un nouveau système électronique de paiement de la TVA au cours de l’exercice 2023/24.
- Réglementation des changes : nouvelle réglementation adoptée en décembre 2023.
- Transferts de comptes en devises : autorisation du transfert des comptes en devises des ambassades, des institutions financières internationales, des ONG et des exportateurs auprès de banques commerciales, visant la normalisation du marché des changes.
Diagnostics, risques et recommandations principales
- Diagnostics et risques identifiés :
- Déséquilibres extérieurs importants (déficit courant élevé, taux de change officiel surévalué, faibles réserves de change).
- Forte prime de change entre taux officiel et marché parallèle provoquant vastes distorsions économiques.
- Pénuries prolongées de carburant, perturbations des chaînes d'approvisionnement, obstacles à l'expansion des exportations agricoles formelles, préjudice à l'investissement direct étranger.
- Risques élevés pesant sur la viabilité de la dette.
- Recommandations prioritaires du FMI :
- Recalibrage rapide des politiques budgétaire et monétaire pour :
- maîtriser le déficit budgétaire,
- réduire le financement intérieur par la banque centrale,
- juguler l'inflation,
- contenir les pressions sur le taux de change,
- préserver la viabilité de la dette publique.
- Réformes structurelles pour améliorer la gouvernance et le climat des affaires, indispensables pour soutenir une croissance économique équilibrée et inclusive.
- Diagnostic de la gouvernance en cours d'achèvement avec l'assistance technique du FMI pour définir les réformes prioritaires.
- Recommandations spécifiques sur le marché des changes :
- Unifier immédiatement les taux de change officiels et parallèles.
- Réformer et libéraliser le marché des changes.
- Adopter un régime de change flottant permettant au taux de change de refléter les fondamentaux de l'économie.
- Ces réformes des changes sont présentées comme une condition préalable importante pour réaliser le potentiel économique du Burundi, accompagnées de politiques budgétaire et monétaire de soutien et de réformes structurelles destinées à soutenir la croissance du secteur privé, l'investissement étranger et les exportations.
Analyse de l'impact de l'unification des taux de change
- Position du FMI sur l'impact inflationniste : les services du FMI estiment que les inquiétudes sont surestimées.
- Raisonnement avancé :
- Environ 70 pourcents des importations sont déjà financés au taux du marché parallèle, de sorte que les variations du taux officiel ne les affecteraient pas directement.
- Les prix intérieurs ont augmenté sensiblement en 2024 malgré la stabilité du taux de change officiel.
- Le carburant est encore importé au taux de change officiel, expliquant les graves pénuries d’essence.
- L'ajustement du taux de change officiel entraînerait une hausse des prix des carburants à la pompe mais améliorerait grandement l’approvisionnement en carburant.
- Les prix des carburants sur le marché parallèle sont déjà beaucoup plus élevés que le prix réglementé.
- Suite à une unification des taux de change, les services du FMI estiment que les prix des carburants seraient nettement inférieurs au prix actuel sur le marché parallèle.
References