Le 21 décembre 2016, le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a achevé la première revue de l’accord au titre de la facilité
élargie de crédit (FEC)[1] en faveur de la République
Centrafricaine (RCA). Le Conseil d’administration a pris sa décision selon la procédure de défaut d’opposition [2]. L’achèvement de la revue permet un décaissement de
12,525 millions de DTS (environ 16,8 millions de dollars), ce qui portera le total des décaissements au titre de l’accord à 25,05 millions de DTS (environ
33,6 millions de dollars).
Le Conseil d’administration a approuvé l’accord FEC en faveur de la RCA le 20 juillet 2016 (voir
communiqué de presse no16/352
) pour un montant de 83,55 millions de DTS (environ 111,9 millions de dollars, ou 75 % de la quote-part de la RCA au FMI).
L’exécution du programme jusqu’à fin août a été satisfaisante. Tous les objectifs quantitatifs et indicatifs ont été atteints, à l’exception du critère
relatif à la non-accumulation d’arriérés de paiements extérieurs, pour lequel les autorités prennent des mesures correctives. L’amélioration dans la
mobilisation des recettes fiscales, quoique conforme à l’objectif du programme, reste fragile. Toutes les réformes structurelles ont été mises en œuvre,
quoiqu’avec du retard.
Cependant, un regain de violence freine la reprise naissante, avec des perturbations du commerce et de l’agriculture, et le taux de croissance pour 2016
est de 4,5 %, soit moins que prévu initialement dans le programme. En outre, le regain de violence a entraîné une hausse des prix à la consommation.
L’amélioration de la sécurité est une condition préalable à la bonne exécution du Plan national de redressement et de la consolidation de la paix du
gouvernement, visant à renforcer la cohésion nationale et redresser l’économie centrafricaine.
Il est essentiel que les autorités mettent en œuvre résolument leur programme de réformes structurelles pour favoriser la croissance économique et réduire
la pauvreté. Une meilleure mobilisation des ressources intérieures, qui restent extrêmement faibles, facilitera une augmentation des dépenses dans les
secteurs prioritaires tels que la santé, l’éducation, la sécurité et l’investissement public. L’examen prévu de la politique fiscale, le renforcement en
cours de l’administration de l’impôt et la rationalisation des exonérations fiscales devraient ramener progressivement les recettes fiscales à leur niveau
potentiel. Les réformes visant à renforcer la gestion des finances publiques, ainsi qu’à améliorer la gestion de trésorerie et la transparence de
l’exécution du budget sont en bonne voie. Il sera essentiel de renforcer le dispositif institutionnel de manière à mieux coordonner l’assistance technique
des partenaires au développement afin de renforcer les capacités, d’améliorer la gouvernance, d’encourager le développement du secteur privé et d’attirer
des investissements directs étrangers.
[1]
La FEC est un mécanisme de prêt qui apporte un accompagnement soutenu à moyen ou à long terme sous la forme d’un programme dans les cas de
problèmes persistants de balance des paiements. Les détails de l’accord en faveur de la République Centrafricaine sont disponibles à l’adresse
www.imf.org/external/country/CAF.
[2]
Le Conseil d’administration arrête ses décisions selon la procédure dite du défaut d’opposition lorsqu’il convient qu’une proposition peut être
examinée sans réunion formelle.