Le 21 décembre 2018, le conseil d’administration du Fonds monétaire
international (FMI) achevé la troisième revue du programme économique et
financier du Tchad qui est appuyé par un accord au titre de la
facilité élargie de crédit
(FEC). L’achèvement de la revue permet de décaisser 35,05 millions de DTS
(environ 48,6 millions de dollars), ce qui porte le total des décaissements
au titre de l’accord à 140,2 millions de DTS (environ 194,5 millions de
dollars).
Le conseil d’administration a approuvé aussi la demande présentée par les
autorités d’une dérogation pour inobservation du critère de réalisation
continu relatif à l’accumulation de nouveaux arriérés de paiements
extérieurs par l’État et les entreprises publiques non financières
L’accord FEC en faveur du Tchad a été approuvé par le conseil
d’administration le 30 juin 2017 (voir
communiqué de presse n° 17/257) pour un montant de 224,32 millions de DTS (environ 312,1 millions de
dollars, ou 160 % de la quote-part du pays). Le programme appuyé par la FEC
vise à aider le Tchad à rétablir la stabilité macroéconomique, à jeter les
bases d’une croissance vigoureuse et inclusive, et à contribuer à l’effort
régional qui est déployé pour rétablir et préserver la stabilité extérieure
de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (CEMAC).
À l’issue des débats du conseil d’administration, M. Tao Zhang, directeur
général adjoint président par intérim, a prononcé la déclaration ci-après :
« Les résultats obtenus dans le cadre du programme appuyé par la FEC sont
satisfaisants, grâce à la solide volonté affichée par les autorités. La
mise en œuvre résolue du programme des autorités contribuera à consolider
la stabilité macroéconomique et à favoriser une croissance diversifiée et
inclusive. Le programme de réformes structurelles se poursuit, en dépit de
certains retards.
« Les autorités sont déterminées à continuer de stabiliser la position
budgétaire, de dynamiser la croissance hors pétrole et de réduire la
vulnérabilité du secteur bancaire. À cet égard, il s’agit principalement de
maîtriser la masse salariale, ainsi que d’améliorer la mobilisation des
recettes intérieures et la gestion des finances publiques. Cela
contribuerait à créer un espace suffisant pour accroître les dépenses
sociales et l’investissement public, et pour réduire la dette et les
arriérés intérieurs. Il sera essentiel aussi de renforcer la législation
relative à la lutte contre la corruption et de s’attaquer aux faiblesses de
certaines banques intérieures.
« Le programme du Tchad continue d’être appuyé par la mise en œuvre de
politiques et de réformes d’accompagnement par les institutions régionales
dans les domaines de la réglementation des changes et du cadre de la
politique monétaire, et de contribuer à une augmentation des avoirs
extérieurs nets régionaux, ce qui est essentiel pour le succès du
programme. »