Le 6 décembre 2019, le Conseil d’administration
du Fonds monétaire international (FMI) a achevé la sixième revue de
l’accord au titre de la facilité élargie de crédit (FEC)
[1]
et de l’accord élargi au titre du mécanisme élargi de crédit (MEDC)
[2]
en faveur de la Côte d’Ivoire, a approuvé la prolongation de l’accord
au titre de la FEC/MEDC jusqu’à fin décembre 2020, et augmenté l’accès
à 843,972 millions de DTS (environ 1.163,6 millions de dollars ou 129,8
% de la quote-part de la Côte d’Ivoire).
Les accords triennaux FEC/MEDC, avec un accès total aux ressources de
650,4 millions de DTS (environ 896,7 millions de dollars, ou 100 % de
la quote-part de la Côte d’Ivoire) ont été approuvés par le conseil
d’administration le 12 décembre 2016. L’achèvement de la sixième revue
permet de décaisser immédiatement 96,784 millions de DTS (environ 133,4
millions de dollars), ce qui porte le total des décaissements au titre
de l’accord à 650,4 millions de DTS (environ 896,7 millions de
dollars).
À l’issue des débats du conseil d’administration, M. Furusawa,
président par intérim et directeur général adjoint, a prononcé la
déclaration ci-après :
« La Côte d’Ivoire a mis en œuvre une politique axée sur le
développement, et cette orientation a été appuyée par le programme
soutenu par le FMI mis en place en 2016, établissant les conditions
pour que le secteur privé puisse devenir le moteur principal de la
croissance. La performance économique dans le cadre du programme a été
robuste. Les perspectives à moyen-terme demeurent vigoureuses, fondées
sur la poursuite d’une politique macroéconomique prudente et des
réformes du secteur financier, et le maintien du rythme des réformes
structurelles pour stimuler la croissance inclusive tirée par le
secteur privé.
« Les autorités ont réaffirmé leur engagement à respecter la cible
régionale du déficit budgétaire de 3 % du PIB en 2019 et 2020. Cet
objectif, essentiel à la stabilité macroéconomique, devrait être
atteint grâce à l’effet combiné des économies de dépenses budgétaires
et des mesures de mobilisation de recettes intérieures telles que :
l’élargissement de l’assiette fiscale; la rationalisation des
exonérations; et la digitalisation rapide de l’administration fiscale.
Ces actions permettront à la Côte d’Ivoire de financer ses ambitieux
projets de développement. Pour préserver la soutenabilité de la dette,
la cible de déficit budgétaire doit être associée à une combinaison
équilibrée de sources de financement extérieure et intérieure, et il
sera également impératif de poursuivre la gestion prudente de la dette
publique. La prolongation d’un an de l’accord actuel au titre de la FEC
et de l’accord élargi au titre du MEDC jusqu’à la fin de 2020
constituera un ancrage important pour la mise en œuvre de politiques
prudentes.
« Accélérer la restructuration des banques publiques sera essentielle à
la poursuite du renforcement de la résilience du secteur bancaire. Il
est également important de continuer à renforcer les cadres
réglementaires de la lutte contre le blanchiment des capitaux et le
financement du terrorisme, ainsi que sa mise en œuvre.
« Les efforts de réforme de la Côte d’Ivoire ont conduit à une
amélioration de son climat des affaires au cours des dernières années.
Il sera impératif de poursuivre les réformes afin de stimuler davantage
l’activité du secteur privé et d’appuyer la croissance inclusive, y
compris en améliorant le secteur énergétique, le capital humain et
l’inclusion financière; en accélérant la digitalisation; en renforçant
les liens commerciaux et la gouvernance; en élargissant la couverture
des filet sociaux; et en renforçant l’appareil statistique pour mieux
informer les politiques économiques. »