Le conseil d’administration du FMI examine le rapport « Évolution et perspectives macroéconomiques dans les pays à faible revenu — 2021 »
IMF News, March 30, 2021
Source details
- Canonical URL
- Le conseil d’administration du FMI examine le rapport « Évolution et perspectives macroéconomiques dans les pays à faible revenu — 2021 »
Other formats
Bibliographic details
- Published: March 30, 2021
Contexte et objet du document
- Le 26 mars 2021, le conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a examiné un document des services relatif à l’évolution économique récente et aux perspectives des pays à faible revenu.
- Le document a été préparé à la demande du Comité monétaire et financier international et du Groupe des 20.
- Le rapport porte principalement sur l’estimation des besoins de financement pour la période 2021-2025 et sur les sources de financement durable de ces besoins.
- Les pays à faible revenu considérés dans le rapport sont les pays admissibles aux facilités du fonds fiduciaire pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance (69 pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine).
Effets de la pandémie et perspectives macroéconomiques
- Les pays à faible revenu sont fortement touchés par la pandémie de COVID-19 et les crises sanitaire et économique qui en sont les conséquences.
- Ils ont abordé cette période avec une marge de manœuvre restreinte.
- La croissance annuelle réelle de leur PIB a baissé à 0,3 % en 2020, contre plus de 5 % au cours des trois années précédentes.
- La pandémie devrait avoir des effets durables : hausse de l’endettement, hausse des inégalités et de la pauvreté au sein des pays, et report de la convergence des revenus par rapport aux pays avancés.
- Les pays à faible revenu font également face à des problèmes préexistants tels que l’adaptation au changement climatique et doivent exploiter de nouvelles possibilités telles que le passage au numérique.
Besoins de financement estimés (2021–2025) et scénarios
- Besoins additionnels pour renforcer la riposte à la COVID et constituer des réserves extérieures adéquates : 200 milliards de dollars entre 2021 et 2025.
- Besoins supplémentaires pour accélérer la convergence des revenus avec les pays avancés : 250 milliards de dollars.
- Scénario défavorable (reprise mondiale plus lente) : peut ajouter 100 milliards de dollars aux besoins de financement.
- Ces besoins s’entendent « au-delà des besoins intégrés dans les prévisions des Perspectives de l’économie mondiale ».
Sources de financement et approches requises
- Satisfaire ces besoins nécessite une approche multidimensionnelle :
- Exécution de réformes nationales, en particulier dans la gouvernance des institutions économiques.
- Augmentation des recettes publiques et amélioration de l’efficience des dépenses.
- Accroissement de l’aide financière internationale, y compris des dons et des prêts concessionnels des donateurs bilatéraux et des institutions multilatérales.
- Élaboration de mécanismes pour élargir le rôle des financements du secteur privé, notamment pour le financement des infrastructures par des investisseurs internationaux.
- Le rapport souligne également l’importance du conseil et du développement des capacités offerts par le FMI et d’autres partenaires au développement.
- Les restructurations de la dette pourront être nécessaires pour certains pays.
Évaluation par le conseil d’administration
- Les administrateurs saluent l’évaluation de l’évolution macroéconomique, des besoins de financement et des sources de financement durable pour les pays à faible revenu.
- Ils reconnaissent le lourd tribut payé par ces pays à la pandémie, imputable en partie à un manque d’espace budgétaire, des dettes élevées, un accès limité au financement et peu de possibilités de soutien par la politique monétaire.
- Les administrateurs souscrivent dans l’ensemble à l’évaluation et aux mesures recommandées pour les pays à faible revenu, ainsi qu’à la nécessité d’une aide internationale accrue.
- Ils jugent encourageants les efforts de la communauté internationale : financements d’urgence du FMI, soutien de la Banque mondiale et d’autres banques multilatérales de développement, initiative de suspension du service de la dette sous l’égide du G20 et le « cadre commun ».
- Les administrateurs notent les risques persistants : possibles nouveaux confinements, variants du virus, accès inégal aux vaccins, et vulnérabilités préexistantes qui compliquent la reprise.
- Ils considèrent que, grâce à des financements appropriés et à une exécution résolue des politiques économiques, les pays à faible revenu puissent retrouver entre 2023 et 2025 leur trajectoire de convergence vers les pays avancés d’avant la COVID.
- Les administrateurs insistent sur la nécessité d’agir de manière résolue et sur le caractère multidimensionnel de la stratégie requise (réformes internes, hausse des financements internationaux, restructurations de la dette si nécessaire, mobilisation du secteur privé).
Communiqué de presse N° 21/92 — Département de la communication du FMI, le 30 mars 2021