Washington – Le Groupe de la Banque mondiale et le Fonds monétaire
international ont présenté la déclaration commune suivante au G-20
concernant un allégement de la dette pour les pays les plus pauvres :
La poussée épidémique liée au coronavirus aura vraisemblablement de graves
conséquences économiques et sociales pour les pays IDA,
où vivent un quart de la population mondiale et deux tiers des personnes en
situation de pauvreté extrême.
Avec effet immédiat, et conformément à la législation nationale des pays
créanciers, le Groupe de la Banque mondiale et le Fonds monétaire
international appellent tous les créanciers bilatéraux officiels à
suspendre les remboursements de dette réclamés aux pays IDA qui sollicitent
un délai de grâce. Ceci aidera les pays IDA à répondre à leurs besoins
immédiats de liquidité pour faire face aux difficultés posées par la
propagation du coronavirus et donnera le temps nécessaire pour évaluer les
conséquences de la crise et les besoins de financement pour chaque pays.
Nous invitons les dirigeants du G-20 à confier au Groupe de la Banque
mondiale et au FMI le soin de mener ces évaluations, en dressant notamment
la liste des pays dont la situation d’endettement est intenable, ainsi que
de préparer à l’intention des créanciers bilatéraux officiels des
propositions de mesures détaillées pour répondre aux besoins de financement
et d’allégement de la dette des pays IDA. Nous demanderons l’approbation de
ces propositions auprès du comité du développement lors des réunions de
printemps, les 16 et 17 avril.
Le Groupe de la Banque mondiale et le Fonds monétaire international
estiment qu’il est impératif à ce stade d’assurer aux pays en développement
que le monde est à leurs côtés et d’envoyer un signal fort aux marchés
financiers. La communauté internationale apprécierait l’appui du G-20 au
présent appel à l’action.