Le 10 décembre 2018, le conseil d’administration du Fonds monétaire
international (FMI) a achevé la dixième revue des résultats obtenus par
le Mali dans le cadre d’un programme économique appuyé par un accord au
titre de la facilité élargie de crédit (FEC)
[1]. L’achèvement de cette revue permet de décaisser immédiatement 31,65
millions de DTS (environ 43,85 millions de dollars), ce qui porte le
total des décaissements au titre de l’accord à 186,6 millions de DTS
(environ 258,53 millions de dollars, ou 100 % de la quote-part).
L’accord FEC en faveur du Mali a été approuvé le 18 décembre 2013 pour
un montant de 30 millions de DTS (environ 46,2 millions de dollars, ou
32 % de la quote-part, à l’époque, voir
communiqué de presse n°13/524)
[2]. Un accès supplémentaire à hauteur de 68 millions de DTS (environ
94,21 millions de dollars, ou 73 % de la quote-part) a été approuvé le
9 juin 2016. Une augmentation de 88,6 millions de DTS (environ 122,75
millions de dollars, ou 47,5 % de la quote-part), et une prolongation
d’un an du programme ont été approuvées le 7 juillet 2017, ce qui a
porté l’accès du Mali au titre de l’accord FEC à 186,6 millions de DTS
(environ 258,53 millions de dollars, ou 100 % de la quote-part).
À l’issue des débats du conseil d’administration sur le Mali, M.
Mitsuhiro Furusawa, a prononcé la déclaration ci-après
[3]:
« La performance économique du Mali durant le programme appuyé par la
FEC a été globalement positive. La stabilité macroéconomique a été
rétablie en dépit de conditions difficiles, marquées par une insécurité
persistante, une volatilité des prix des prix des produits de base, et
des conditions météorologiques défavorables. Alors que l’accord appuyé
par la FEC a joué un rôle catalyseur pour le financement des donateurs
internationaux, les réformes entreprises par les autorités au cours des
cinq dernières années ont permis de jeter les bases d’une croissance
solide et d’une inflation maîtrisée. Cependant, réduire de manière
significative la pauvreté reste un défi.
« La mise en œuvre du programme était globalement sur la bonne voie à
la fin du mois de juin 2018, bien que les réformes structurelles aient
progressé plus lentement que prévu. Les autorités ont pris
d'importantes mesures pour remédier au déficit de recettes fiscales en
2018, notamment en intensifiant la collecte des recettes et en
réduisant les dépenses.
« Les perspectives macroéconomiques à court terme restent favorables,
même si les conditions de sécurité, les fluctuations des prix des
produits de base et les conditions climatiques présentent des risques
considérables. Le projet de budget pour 2019 fournit une base adéquate
pour la politique budgétaire et reflète la détermination des autorités
à atteindre l’objectif de déficit budgétaire de l’UEMOA. Poursuivre les
réformes budgétaires ambitieuses permettrait de faire face aux risques
budgétaires émergents et de faire place aux dépenses de sécurité,
sociales et en capital nécessaires, tout en maintenant un déficit
soutenable. Des efforts constants pour améliorer les finances publiques
et la gestion de la dette renforceraient également le cadre politique.
« Pour poursuivre et soutenir les progrès réalisés, les autorités
devraient poursuivre les réformes structurelles mises en œuvre au cours
du programme pour promouvoir l'activité privée, la diversification de
l'économie et favoriser une croissance soutenue et inclusive.»