Groupe intergouvernemental des vingt-quatre pour les questions monétaires internationales et le développement
IMF News, October 14, 2025
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- Groupe intergouvernemental des vingt-quatre pour les questions monétaires internationales et le développement
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- Published: October 14, 2025
Contexte et message principal
- Date de la déclaration : le 14 octobre 2025.
- Contact médias : TÉLÉPHONE:+1 202 623-7100 ; COURRIEL: MEDIA@IMF.org.
- Position générale : profonde préoccupation face aux crises humanitaires, appel à la fin des hostilités, respect du droit international et du principe du règlement pacifique des différends inscrit dans la Charte des Nations Unies.
- Lien fondamental souligné entre paix et développement ; importance du soutien international continu aux pays fragiles et aux pays d’accueil des réfugiés, y compris financements et assistance au développement prévisibles parallèlement à l’aide humanitaire.
Croissance mondiale, inflation et risques macroéconomiques
- Constat : la croissance mondiale reste inférieure aux niveaux prépandémiques après une succession de chocs.
- Facteurs de risques :
- Accentuation des tensions commerciales.
- Incertitude croissante autour de l’action publique.
- Vulnérabilités liées aux finances publiques et à la dette.
- Inflation : reflue mais demeure persistante; l’incertitude pourrait nuire au processus de désinflation en cours.
Situation des pays émergents et pays en développement (PEPD)
- Effets négatifs observés :
- Détérioration des termes de l’échange.
- Réduction des volumes d’exportations.
- Diminution des entrées de devises, y compris celles liées aux envois de fonds.
- Conséquences : amplification des risques pour la stabilité macroéconomique, croissance et développement durable bridés.
- Réponses nationales recommandées :
- Maintenir l’indépendance des banques centrales pour préserver crédibilité et efficacité de la politique monétaire.
- Rationaliser et hiérarchiser les dépenses publiques.
- Poursuivre les réformes structurelles pour soutenir une croissance tirée par le secteur privé.
- Limites : marge de manœuvre restreinte, surendettement et incertitude actuelle nécessitant des solutions collectives et coordonnées appuyées par des institutions multilatérales.
Rôle et renforcement du FMI
- Appel : maintien d’un FMI fort et doté de ressources suffisantes, complémenté par des accords régionaux de financement.
- Mesures demandées :
- Avancer les procédures internes des pays membres pour achever la seizième révision générale des quotes‑parts en temps voulu.
- Envisager un mécanisme d’émission régulière de droits de tirage spéciaux (DTS) pour mieux soutenir les PEPD et les pays à faible revenu (PFR).
- Poursuivre le dialogue sur les obstacles à l’utilisation de DTS par les banques multilatérales de développement (BMD) pour l’acquisition d’instruments hybrides et surmonter ces obstacles.
- Gouvernance et représentation :
- Soutien à l’élaboration de principes généraux pour guider le réalignement des quotes‑parts d’ici à avril 2026.
- Insistance pour que le réalignement traduise le poids économique relatif des pays membres tout en protégeant les quotes‑parts relatives de tous les PEPD, y compris les plus pauvres.
- Encouragement au FMI d’améliorer la représentation régionale au CMFI en invitant le président du Groupe des Vingt‑Quatre à la séance plénière.
- Méthodologies et domaines à renforcer : cadres de viabilité de la dette, conception et conditionnalité des programmes, pratiques de surveillance, développement des capacités, évaluations robustes des déséquilibres extérieurs et des effets de contagion.
Réforme et rôle du Groupe de la Banque mondiale et des BMD
- Appréciation : mise en œuvre de la feuille de route de la réforme du Groupe de la Banque mondiale et focalisation sur la création d’emplois et le développement privé pour la transformation économique.
- Mesures pour progresser :
- Développer les capacités des ressources locales via la collaboration.
- Accroître les investissements dans les infrastructures.
- Améliorer l’environnement économique local, notamment pour les PME.
- Renforcer la mobilisation des capitaux privés.
- Instruments et résultats attendus :
- Initiatives de titrisation prometteuses pour mobiliser des capitaux privés.
- Nécessité d’avancées rapides sur : le cadre d’initiatives financières, le fonds pour une planète habitable, les produits hybrides, les garanties de portefeuille et l’augmentation du capital appelable.
- Demande d’action rapide sur la réforme de la tarification des prêts de stade 2 pour améliorer la compétitivité et l’accessibilité des emprunts de la BIRD.
- Revue des actionnaires : opportunité pour la BIRD d’évaluer sur‑ et sous‑représentations, renforcer la participation et la représentation des pays en développement, et appliquer le cadre des principes de Lima, en protégeant le droit de vote des pays les plus petits et les plus pauvres.
- Calendrier attendu : nouvelle mise à jour de la revue des actionnaires d’ici aux Réunions de printemps 2026.
Dette souveraine et gestion du risque
- Constats :
- Niveaux d’endettement élevés et augmentation des coûts du service de la dette compromettent le développement à long terme.
- Accueil favorable des avancées dans le Cadre commun du G20 et la table ronde mondiale sur la dette souveraine.
- Recommandations :
- Améliorer la mise en œuvre du Cadre commun pour obtenir des résultats plus prévisibles, rapides et coordonnés, avec la pleine participation des créanciers.
- Réformes élargies : viabilité des finances publiques, financements concessionnels supplémentaires, renforcement de la gestion de la dette, accroissement de la transparence en matière d’endettement.
- Améliorer l’évaluation des risques‑pays par les agences de notation et leurs méthodologies.
- Renforcer les mécanismes institutionnels pour aider les pays solvables mais confrontés à des chocs de liquidité à court terme.
- Suivi : attente de la revue de la facilité de décaissement à court terme du FMI.
Action climatique et financement durable
- Priorités climatiques :
- Accélérer la mise en œuvre de l’action en faveur du climat via des engagements équitables et différenciés selon les circonstances nationales.
- Autres priorités : pertes et préjudices, protection de la biodiversité, promotion des technologies de captage, d’utilisation et de stockage du dioxyde de carbone (CUSC), préservation des puits de carbone.
- Besoins identifiés : dotations, financements concessionnels, transferts de technologies, développement des capacités pour des transitions équitables.
- Approches recommandées :
- Soutenir les plateformes administrées par les pays qui alignent action climatique et priorités de développement nationales.
- Mobiliser financements concessionnels et attirer investissements privés via instruments innovants (obligations vertes, financements mixtes, échanges de créances, outils de partage des risques).
- Soutenir l’accès à l’ensemble des sources d’énergie avec toutes les technologies appropriées, en veillant à des transitions durables et alignées avec les objectifs climatiques mondiaux.
- Engagements internationaux :
- Les pays développés doivent honorer leurs engagements existants.
- Attente que la COP30 marque un tournant ; mention d’une feuille de route de Bakou à Belém vers les 1 300 milliards de dollars.
- Prise de note des efforts de la présidence entrante de la COP30 pour réunir le Cercle des ministres des Finances de la COP30 et attente du rapport à paraître.
Financement du développement, fiscalité et lutte contre les flux illicites
- Besoin : plus forte mobilisation des ressources intérieures et coopération multilatérale efficace pour contrer les flux financiers illicites et l’érosion de l’assiette fiscale.
- Appel aux bailleurs : inverser la tendance à la baisse de l’aide publique au développement (APD), honorer et augmenter leurs engagements compte tenu de l’augmentation des besoins.
- Gouvernance fiscale internationale :
- Appel à des avancées dans le Cadre inclusif du G20 et de l’OCDE.
- Accueil favorable des travaux vers une Convention‑cadre des Nations Unies sur la coopération fiscale internationale.
- Aspiration à une architecture fiscale internationale plus inclusive, durable et équitable.
- Rôle des institutions : demande au FMI et au Groupe de la Banque mondiale de collaborer avec les organisations régionales pour soutenir la mobilisation des ressources intérieures.
- Référence : engagement demandé pour tenir les engagements du financement du développement durable convenus dans l’Engagement de Séville de la Conférence des Nations Unies 2025 sur le financement du développement.
Multilatéralisme et coopération internationale
- Observation : le multilatéralisme rencontre des difficultés affectant croissance mondiale, sécurité énergétique, industrialisation, action climatique et lutte contre la pauvreté.
- Nécessité : revitaliser la coopération internationale pour rétablir un environnement commercial stable et transparent, et aider les pays vulnérables à renforcer leur résilience.
- Préconisation : renforcer la coopération entre l’Organisation mondiale du commerce, les institutions de Bretton Woods et les autorités nationales pour préserver la stabilité et rétablir la confiance dans le système international.
Réunions et participants
- Réunions :
- Cent‑quatorzième réunion des ministres du G24 tenue à Washington le 14 octobre 2025, présidée par Pablo Quirno, secrétaire aux Finances de l’Argentine.
- Cent vingt‑sixième réunion des suppléants du G24 tenue le 13 octobre 2025, présidée par Candelaria Alvarez Moroni.
- Présidence et vice‑présidences :
- Président : Pablo Quirno.
- Premier vice‑président : Olayemi Michael Cardoso, gouverneur de la Banque centrale du Nigéria.
- Second vice‑président : Muhammad Aurangzeb, ministre des Finances du Pakistan.
- Invitées principales : Kristalina Georgieva, Directrice générale du Fonds monétaire international ; Anna Bjerde, Directrice générale des opérations du Groupe de la Banque mondiale ; Hanan Morsy, Secrétaire exécutive adjointe et économiste en chef, Commission économique pour l’Afrique des Nations Unies.
- Secrétariats :
- Secrétariat du G24 : Iyabo Masha, Julius Duran, Isata Keita, Gwladys Boukpessi.
- Secrétariat du FMI pour le G24 : Luigi Briamonte, Aric Maiden.
- Liste des participants assis à la table de discussion incluse dans la déclaration (groupes africain, asiatique, latino‑américain, observateurs, invitées).
Source : Communiqué du Groupe intergouvernemental des Vingt‑Quatre pour les questions monétaires internationales et le développement, le 14 octobre 2025.