Perspectives de l’économie mondiale

janvier 2019
L’économie mondiale poursuit son expansion, mais la croissance de certains pays a été inférieure aux prévisions au troisième trimestre. Des facteurs idiosyncrasiques (nouvelles normes antipollution en Allemagne, catastrophes naturelles au Japon) ont pesé sur l’activité économique de grands pays. Mais cette évolution intervient dans un contexte de détérioration de l’état d’esprit sur les marchés financiers, d’incertitude quant aux politiques commerciales et d’inquiétude pour les perspectives de la Chine. Bien que l’annonce, le 1er décembre, de la suspension des augmentations de droits de douane pendant 90 jours dans le différend commercial entre les États-Unis et la Chine soit la bienvenue, la reprise possible des tensions au printemps jette une ombre sur les perspectives de l’économie mondiale.
Les données à haute fréquence indiquent une perte de vitesse au quatrième trimestre. En dehors des États-Unis, la production industrielle a ralenti, en particulier celle des biens d’équipement. La croissance du commerce mondial s’est ralentie pour s’établir bien en deçà des moyennes de 2017. La véritable impulsion sous-jacente pourrait être encore plus faible que les données ne l’indiquent, car les chiffres globaux pourraient avoir été dopés par une accélération des importations avant les hausses des droits de douane et par une augmentation des exportations technologiques résultant du lancement de nouveaux produits. Conformément à cette interprétation, les indices des directeurs d’achats, notamment dans la catégorie des entrées de commandes, laissent présager des activités futures moins robustes.
Produits de base et inflation. Les cours du pétrole brut sont volatils depuis le mois d’août, du fait notamment, du côté de l’offre, de la politique américaine concernant les exportations de pétrole iranien et, plus récemment, des craintes d’un fléchissement de la demande mondiale. Au début de janvier, les cours du pétrole brut se situaient autour de 55 dollars le baril et les marchés s’attendaient à ce qu’ils restent globalement à ce niveau au cours des quatre ou cinq prochaines années. Les cours des métaux et des produits agricoles de base ont légèrement reculé depuis août, partiellement en raison d’une demande moins forte de la Chine. Dans les pays avancés, la hausse des prix à la consommation demeure généralement contenue ces derniers mois, mais elle s’est accélérée légèrement aux États-Unis, où la croissance reste supérieure à la tendance. Dans les pays émergents, les pressions inflationnistes s’atténuent avec la chute des cours du pétrole. Dans certains, cette modération est partiellement compensée par la répercussion de la dépréciation de la monnaie sur les prix intérieurs.
Dans les pays avancés, les conditions financières se sont durcies depuis l’automne. Les valorisations des actions, tendues dans certains pays, ont été réduites par une baisse de l’optimisme quant aux perspectives de bénéfices dans un contexte de tensions commerciales croissantes et d’anticipations de ralentissement de la croissance mondiale. Les inquiétudes suscitées par la fermeture de l’administration aux États-Unis ont pesé aussi sur l’état d’esprit dans le secteur financier vers la fin de l’année. Les grandes banques centrales semblent également adopter une approche plus prudente. Tandis que la Réserve fédérale américaine a relevé la fourchette cible du taux des fonds fédéraux à 2,25–2,50 % en décembre, elle prévoit un rythme plus progressif de hausse des taux en 2019 et 2020. Conformément à une communication précédente, la Banque centrale européenne a mis fin à ses achats d’actifs nets en décembre. Cependant, elle a également confirmé que la politique monétaire demeurerait largement accommodante, sans hausse des taux directeurs avant au moins l’été 2019, et que le réinvestissement intégral des titres arrivant à échéance se poursuivrait bien après la première hausse des taux. L’aversion croissante pour le risque, conjuguée à la détérioration de la confiance quant aux perspectives de croissance et à l’évolution des anticipations en matière de politique économique, a contribué à une baisse du rendement des titres souverains, en particulier américains, allemands et britanniques. Parmi les pays de la zone euro, les écarts de rendement des titres souverains italiens ont diminué par rapport à leur sommet de la mi-octobre à la suite d’une résolution de l’impasse budgétaire avec la Commission européenne, mais ils demeurent élevés, à 270 points de base au 7 janvier. Dans les autres pays de la zone euro, les écarts sont restés globalement inchangés au cours de cette période. En dehors des titres souverains, les écarts de taux se sont creusés pour les obligations de sociétés américaines, du fait d’une baisse de l’optimisme et des préoccupations du secteur de l’énergie en raison de la diminution des cours du pétrole.
Dans les pays émergents, les conditions financières se sont légèrement durcies depuis l’automne, avec des différences notables en fonction de facteurs propres à chaque pays. Les indices boursiers des pays émergents ont chuté au cours de cette période, sur fond d’escalade des tensions commerciales et d’augmentation de l’aversion pour le risque. Les inquiétudes suscitées par les effets inflationnistes des hausses précédentes des cours du pétrole et, dans certains cas, la réduction des écarts de production ou les répercussions de la dépréciation de la monnaie, ont amené les banques centrales de nombreux pays émergents (Afrique du Sud, Chili, Indonésie, Mexique, Philippines, Russie, Thaïlande) à relever leurs taux directeurs depuis cet automne. En revanche, les banques centrales de Chine et d’Inde ont maintenu leurs taux directeurs inchangés et ont assoupli les conditions de financement intérieur (en abaissant les réserves réglementaires des banques et en fournissant des liquidités aux sociétés financières non bancaires, respectivement). Au début janvier, à quelques exceptions notables près (par exemple au Mexique et au Pakistan), les pays émergents affichaient généralement des rendements à long terme en monnaie nationale plus faibles qu’en août–septembre. Les écarts de taux des titres souverains en monnaies étrangères se sont légèrement creusés dans la plupart des pays et ont sensiblement augmenté sur certains pays préémergents.
Flux de capitaux et taux de change. Les investisseurs ayant généralement réduit leur exposition aux actifs plus risqués, les pays émergents ont enregistré des sorties nettes de capitaux au troisième trimestre de 2018. Au début janvier, le dollar américain reste globalement inchangé en termes effectifs réels par rapport à septembre, tandis que l’euro s’est déprécié d’environ 2 % en raison du ralentissement de la croissance et des inquiétudes concernant l’Italie. La livre sterling s’est dépréciée d’environ 2 % sous l’effet de la montée de l’incertitude liée au Brexit. Par contre, le yen japonais s’est apprécié d’environ 3 %, en raison d’une plus grande aversion pour le risque. Les monnaies de plusieurs pays émergents (dont la livre turque, le peso argentin, le real brésilien, le rand sud-africain, la roupie indienne et la roupie indonésienne) se sont redressées par rapport à leurs creux d’août et septembre 2018.
Les hypothèses relatives aux droits de douane, à l’orientation de la politique économique et aux conditions financières qui sous-tendent les prévisions sont globalement semblables à celles des dernières PEM.
Les prévisions de référence tiennent compte des droits de douane américains annoncés jusqu’en septembre 2018 et des mesures de rétorsion. Pour les États-Unis, il s’agit de droits de douane sur les panneaux solaires, les machines à laver, l’aluminium et l’acier annoncés au premier semestre de 2018, d’un droit de 25 % sur des importations chinoises d’une valeur de 50 milliards de dollars et d’un droit de 10 % sur d’autres importations chinoises d’une valeur de 200 milliards, ce dernier droit passant à 25 % après la fin, le 1er mars 2019, de la « trêve » actuelle de 90 jours. Pour la Chine, les prévisions comprennent des droits de douane allant de 5 à 10 % sur 60 milliards de dollars d’importations en provenance des États-Unis[1].
Les cours moyens du pétrole devraient se situer juste au-dessous de 60 dollars le baril en 2019 et 2020 (contre environ 69 dollars et 66 dollars, respectivement, dans les dernières PEM). Les cours des métaux devraient diminuer de 7,4 % d’une année à l’autre en 2019, soit une baisse plus marquée que celle prévue dans les dernières PEM, et devraient demeurer à peu près inchangés en 2020. Pour la plupart des principaux produits agricoles de base, les prévisions des cours ont été légèrement revues à la baisse.

La croissance mondiale en 2018 est estimée à 3,7 %, comme à l’automne dernier, mais des signes de ralentissement pendant le second semestre de 2018 entraînent des révisions à la baisse dans plusieurs pays.
La faiblesse du second semestre de 2018 se répercutera sur les trimestres à venir, la croissance mondiale devant retomber à 3,5 % en 2019 avant de remonter légèrement à 3,6 % en 2020 (0,2 et 0,1 point de pourcentage de moins, respectivement, que dans les PEM d’octobre 2018). Ce profil de croissance tient à un ralentissement persistant de la croissance des pays avancés par rapport aux niveaux supérieurs à la tendance (une évolution plus rapide que prévu) et un ralentissement temporaire de la croissance des pays émergents et des pays en développement en 2019, du fait de contractions en Argentine et en Turquie, ainsi que de l’impact des mesures commerciales sur la Chine et les autres pays asiatiques.
Plus précisément, la croissance des pays avancés devrait tomber d’environ 2,3 % en 2018 à 2 % en 2019 et à 1,7 % en 2020. Cette estimation pour 2018 et cette projection pour 2019 sont inférieures de 0,1 point de pourcentage aux chiffres des PEM d’octobre 2018, principalement en raison des révisions à la baisse pour la zone euro.
Dans le groupe des pays émergents et des pays en développement, la croissance devrait diminuer légèrement pour atteindre 4,5 % en 2019 (contre 4,6 % en 2018), avant de remonter à 4,9 % en 2020. La projection pour 2019 est inférieure de 0,2 point de pourcentage à celle des PEM d’octobre 2018.
Les principales sources de risques pour les perspectives mondiales sont les résultats des négociations commerciales et l’orientation que prendront les conditions financières dans les mois à venir. Si les pays règlent leurs différends sans augmenter davantage les distorsions du commerce international et si l’état d’esprit sur les marchés s’améliore, une confiance accrue et des conditions financières plus accommodantes pourraient se renforcer mutuellement pour porter la croissance au-dessus des prévisions de référence. Cependant, le solde des facteurs influant sur les perspectives demeure négatif, comme dans les PEM d’octobre dernier.
Tensions commerciales. La signature, le 30 novembre, de l’Accord de libre-échange entre les États-Unis, le Mexique et le Canada (USMCA) qui remplace l’ALENA, l’annonce, dès le 1er décembre, d’une « trêve » de 90 jours entre les États-Unis et la Chine sur les augmentations de droits de douane, et la réduction annoncée des droits chinois sur les importations de voitures américaines sont des mesures positives en vue de désamorcer les tensions commerciales. Les résultats définitifs restent cependant assujettis à un processus de négociation peut-être difficile dans le cadre du différend entre les États-Unis et la Chine, et à des processus de ratification nationaux pour l’USMCA. Par conséquent, le commerce, l’investissement et la production mondiaux demeurent menacés par l’incertitude entourant les politiques économiques et par d’autres tensions commerciales persistantes. Si les différends ne sont pas résolus et que les obstacles tarifaires s’intensifient, les coûts des biens intermédiaires et d’équipement importés augmenteront, de même que les prix de détail des biens de consommation. Au-delà de ces impacts directs, une montée de l’incertitude entourant les politiques commerciales et les craintes d’une escalade et de représailles pèseraient sur l’investissement des entreprises, perturberaient les chaînes d’approvisionnement et ralentiraient la croissance de la productivité. La détérioration des perspectives de rentabilité des entreprises qui en résulterait pourrait ébranler l’attitude des marchés financiers et freiner davantage la croissance (voir l’encadré scénario 1 des PEM d’octobre 2018).
État d’esprit sur les marchés financiers. L’escalade des tensions commerciales, conjuguée aux inquiétudes concernant la politique budgétaire italienne, aux préoccupations à propos de plusieurs pays émergents et, vers la fin de l’année, à la fermeture de l’administration américaine, ont contribué à la chute des cours des actions au second semestre de 2018. Divers événements catalyseurs dans des économies d’importance systémique pourraient entraîner une détérioration plus générale de l’état d’esprit des investisseurs et une réévaluation soudaine et brutale des actifs dans un contexte d’endettement élevé. La croissance mondiale serait probablement inférieure à la projection de référence si de tels événements devaient se matérialiser et déclencher un épisode généralisé de fuite du risque :
Au-delà de la possibilité d’une escalade des tensions commerciales et d’un changement plus général de l’état d’esprit sur les marchés financiers, d’autres facteurs constituent des risques pour la croissance et l’investissement mondiaux, notamment l’incertitude entourant les programmes d’action de nouveaux gouvernements, une fermeture prolongée de l’administration fédérale américaine, ainsi que des tensions géopolitiques au Moyen-Orient et en Asie orientale. En outre, il convient de mentionner les effets généralisés des changements climatiques et le déclin continu de la confiance dans les institutions et les partis politiques établis, qui figurent parmi les risques qui s’inscrivent dans la durée.
Comme l’expansion a dépassé son point culminant, que la croissance mondiale risque d’être révisée à la baisse et que la marge de manœuvre est restreinte dans de nombreux pays, il est urgent à l’échelle multilatérale et nationale de s’attacher principalement à éviter un ralentissement supplémentaire et à renforcer la résilience. Parmi les priorités communes figurent l’amélioration des perspectives de croissance à moyen terme et le renforcement de l’inclusion économique.
Coopération multilatérale. En prenant appui sur la récente évolution favorable qui est mentionnée ci-dessus, les dirigeants devraient coopérer pour s’attaquer aux sources de mécontentement à l’égard du système commercial fondé sur des règles, réduire les coûts du commerce international et résoudre les désaccords sans relever les obstacles tarifaires et non tarifaires, faute de quoi l’économie mondiale en perte de vitesse serait encore plus déstabilisée. Au-delà du commerce, la promotion d’une coopération plus étroite sur un éventail de questions contribuerait à accroître les gains découlant de l’intégration économique mondiale, notamment les réformes de la réglementation financière, la fiscalité internationale et la réduction au minimum des possibilités de fraude fiscale transfrontalière, la diminution de la corruption et le renforcement du dispositif mondial de sécurité financière afin de réduire la nécessité pour les pays de se protéger eux-mêmes des chocs extérieurs. L’une des tâches principales pour la communauté mondiale consiste à atténuer les effets humanitaires et économiques dévastateurs des températures extrêmes, des précipitations et de la sécheresse, et de s’adapter aux changements climatiques (chapitre 3 des PEM d’octobre 2017)[2]. Dans une économie mondiale en croissance et de plus en plus complexe, où les risques sont de plus en plus élevés et nouveaux, les ressources adéquates du FMI demeurent un facteur de stabilisation important sur les marchés financiers mondiaux.
Politiques nationales. Les priorités des pays avancés, des pays émergents et des pays en développement à faible revenu restent globalement les mêmes que celles examinées dans les PEM d’octobre 2018.
Tableau 1. Perspectives de l’économie mondiale : aperçu des projections |
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| (Variation en pourcentage, sauf indication contraire) | |||||||||
| Sur un an | |||||||||
| Différence par rapport aux projections des PEM d'octobre 2018 1/ | 4e | trimestre à 4e trimestre 2/ | |||||||
| Estimations | Projections | Estimations | Projections | ||||||
| 2017 | 2018 | 2019 | 2020 | 2019 | 2020 | 2018 | 2019 | 2020 | |
| Production mondiale | 3.8 | 3.7 | 3.5 | 3.6 | –0.2 | –0.1 | 3.5 | 3.6 | 3.6 |
| Pays avancés | 2.4 | 2.3 | 2.0 | 1.7 | –0.1 | 0.0 | 2.1 | 1.9 | 1.7 |
| États-Unis | 2.2 | 2.9 | 2.5 | 1.8 | 0.0 | 0.0 | 3.0 | 2.1 | 1.5 |
| Zone euro | 2.4 | 1.8 | 1.6 | 1.7 | –0.3 | 0.0 | 1.2 | 1.9 | 1.5 |
| Allemagne | 2.5 | 1.5 | 1.3 | 1.6 | –0.6 | 0.0 | 0.9 | 1.7 | 1.5 |
| France | 2.3 | 1.5 | 1.5 | 1.6 | –0.1 | 0.0 | 1.0 | 1.6 | 1.5 |
| Italie | 1.6 | 1.0 | 0.6 | 0.9 | –0.4 | 0.0 | 0.2 | 1.2 | 0.6 |
| Espagne | 3.0 | 2.5 | 2.2 | 1.9 | 0.0 | 0.0 | 2.3 | 2.1 | 1.6 |
| Japon | 1.9 | 0.9 | 1.1 | 0.5 | 0.2 | 0.2 | 0.6 | 0.0 | 1.6 |
| Royaume-Uni | 1.8 | 1.4 | 1.5 | 1.6 | 0.0 | 0.1 | 1.3 | 1.5 | 1.6 |
| Canada | 3.0 | 2.1 | 1.9 | 1.9 | –0.1 | 0.1 | 2.0 | 1.8 | 1.9 |
| Autres pays avancés 3/ | 2.8 | 2.8 | 2.5 | 2.5 | 0.0 | 0.0 | 2.8 | 2.3 | 2.9 |
| Pays émergents et pays en développement | 4.7 | 4.6 | 4.5 | 4.9 | –0.2 | 0.0 | 4.7 | 5.0 | 5.0 |
| Communauté des États indépendants | 2.1 | 2.4 | 2.2 | 2.3 | –0.2 | –0.1 | 2.4 | 1.8 | 1.9 |
| Russie | 1.5 | 1.7 | 1.6 | 1.7 | –0.2 | –0.1 | 2.2 | 1.4 | 1.7 |
| Russie non comprise | 3.6 | 3.9 | 3.7 | 3.7 | 0.1 | 0.0 | . . . | . . . | . . . |
| Pays émergents et en développement d’Asie | 6.5 | 6.5 | 6.3 | 6.4 | 0.0 | 0.0 | 6.3 | 6.4 | 6.3 |
| Chine | 6.9 | 6.6 | 6.2 | 6.2 | 0.0 | 0.0 | 6.4 | 6.2 | 6.2 |
| Inde 4/ | 6.7 | 7.3 | 7.5 | 7.7 | 0.1 | 0.0 | 7.1 | 7.6 | 7.7 |
| ASEAN-5 5/ | 5.3 | 5.2 | 5.1 | 5.2 | –0.1 | 0.0 | 5.1 | 5.1 | 4.7 |
| Pays émergents et en développement d’Europe | 6.0 | 3.8 | 0.7 | 2.4 | –1.3 | –0.4 | 1.3 | 2.1 | 1.6 |
| Amérique latine et Caraïbes | 1.3 | 1.1 | 2.0 | 2.5 | –0.2 | –0.2 | 0.3 | 3.0 | 1.9 |
| Brésil | 1.1 | 1.3 | 2.5 | 2.2 | 0.1 | –0.1 | 1.9 | 2.4 | 2.2 |
| Mexique | 2.1 | 2.1 | 2.1 | 2.2 | –0.4 | –0.5 | 2.1 | 2.3 | 2.1 |
| Moyen-Orient, Afrique du Nord, Afghanistan et Pakistan | 2.2 | 2.4 | 2.4 | 3.0 | –0.3 | 0.0 | . . . | . . . | . . . |
| Arabie saoudite | –0.9 | 2.3 | 1.8 | 2.1 | –0.6 | 0.2 | 4.1 | 1.0 | 2.2 |
| Afrique subsaharienne | 2.9 | 2.9 | 3.5 | 3.6 | –0.3 | –0.3 | . . . | . . . | . . . |
| Nigéria | 0.8 | 1.9 | 2.0 | 2.2 | –0.3 | –0.3 | . . . | . . . | . . . |
| Afrique du Sud | 1.3 | 0.8 | 1.4 | 1.7 | 0.0 | 0.0 | 0.5 | 0.9 | 2.2 |
| Pour mémoire | |||||||||
| Pays en développement à faible revenu | 4.7 | 4.6 | 5.1 | 5.1 | –0.1 | –0.2 | . . . | . . . | . . . |
| Croissance mondiale calculée sur la base des cours de change | 3.2 | 3.1 | 3.0 | 2.9 | –0.1 | 0.0 | 2.9 | 2.9 | 2.8 |
| Volume du commerce mondial (biens et services) 6/ | 5.3 | 4.0 | 4.0 | 4.0 | 0.0 | –0.1 | . . . | . . . | . . . |
| Pays avancés | 4.3 | 3.2 | 3.5 | 3.3 | –0.1 | –0.1 | . . . | . . . | . . . |
| Pays émergents et pays en développement | 7.1 | 5.4 | 4.8 | 5.2 | 0.0 | 0.1 | . . . | . . . | . . . |
| Cours des matières premières (en dollars) | |||||||||
| Pétrole 7/ | 23.3 | 29.9 | –14.1 | –0.4 | –13.2 | 4.0 | 11.3 | –9.7 | –0.7 |
| Hors combustibles (moyenne fondée sur la pondération des importations mondiales de matières premières) 8/ | 6.4 | 1.9 | –2.7 | 1.2 | –2.0 | 0.9 | –0.9 | 0.1 | 1.4 |
| Prix à la consommation | |||||||||
| Pays avancés | 1.7 | 2.0 | 1.7 | 2.0 | –0.2 | 0.0 | 2.0 | 1.8 | 1.9 |
| Pays émergents et pays en développement 9/ | 4.3 | 4.9 | 5.1 | 4.6 | –0.1 | 0.0 | 4.5 | 4.1 | 3.7 |
| Taux du LIBOR (pourcentage) | |||||||||
| Dépôts en dollars (6 mois) | 1.5 | 2.5 | 3.2 | 3.8 | –0.2 | –0.1 | . . . | . . . | . . . |
| Dépôts en euros (3 mois) | –0.3 | –0.3 | –0.3 | 0.0 | –0.1 | –0.1 | . . . | . . . | . . . |
| Dépôts en yen (6 mois) | 0.0 | 0.0 | 0.0 | 0.1 | –0.1 | 0.0 | . . . | . . . | . . . |
| Note : On suppose que les taux de change effectifs réels restent aux niveaux observés entre le 29 octobre et le 26 novembre 2018. Les pays sont classés sur la base de la taille de leur économie. Les données trimestrielles agrégées sont corrigées des variations saisonnières. PEM = Perspectives de l'économie mondiale. 1/ Écart basé sur les chiffres arrondis pour les prévisions actuelles, ainsi que celles de l’édition d’octobre 2018 des PEM. Les pays dont les prévisions ont été mises à jour par rapport à celles des PEM d'octobre 2018 représentent 90 % du PIB mondial annuel calculé en parité de pouvoir d'achat. 2/ Pour la production mondiale, les estimations et projections trimestrielles représentent environ 90 % de la production mondiale annuelle en parité de pouvoir d’achat. Pour les pays émergents et les pays en développement, les estimations et prévisions trimestrielles représentent environ 80 % de la production annuelle des pays émergents et des pays en développement en parité de pouvoir d’achat. 3/ Hors G-7 (Allemagne, Canada, États-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni) et pays de la zone euro. 4/ Pour l’Inde, les données et les prévisions sont présentées sur la base de l’exercice budgétaire, et le PIB, à compter de 2011, est basé sur le PIB aux prix du marché avec l’exercice 2011/12 comme année de référence. 5/ Indonésie, Malaisie, Philippines, Thaïlande et Viet Nam. 6/ Moyenne simple des taux de croissance du volume des importations et des exportations (biens et services). 7/ Moyenne simple des cours U.K. Brent, Dubaï Fateh et West Texas Intermediate. Le cours moyen du pétrole en 2018 était de 68,58 dollars le baril; hypothèses, sur la base des marchés à terme (au 27 novembre 2018) : 58,95 dollars le baril pour 2019, et 58,74 dollars le baril pour 2020. 8/ À compter de la Mise à jour de janvier 2019 des PEM, l’indice et les sous-indices des cours des matières premières du FMI sont modifiés et couvrent un champ plus vaste. Cependant, s’agissant des différences des projections actuelles par rapport à celles d’octobre 2018, en raison des différences de méthodologie et de couverture, les données ne sont pas parfaitement comparables. 9/ Hors Venezuela. |
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[1] L’encadré scénario 1 des PEM d’octobre 2018 évalue les impacts possibles d’autres augmentations des obstacles au commerce international, notamment par une détérioration de la confiance des entreprises et de l’état d’esprit sur les marchés.
[2] Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) déclarait en octobre que si les taux d’augmentation actuels se maintenaient, les températures surfaciques pourraient dépasser de 1,5° C les niveaux préindustriels entre 2030 et 2052.