Rapport sur la stabilité financière dans le monde, Avril 2026 : Chapitre 2
Global Financial Stability Report, April 2026
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- Rapport sur la stabilité financière dans le monde, Avril 2026 : Chapitre 2
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- Published: April 7, 2026
Contexte global et principaux risques
- Les marchés financiers mondiaux sont affectés par la guerre en cours au Moyen-Orient, une résurgence des tensions inflationnistes et des risques croissants de resserrement plus prononcé des conditions financières mondiales.
- Depuis fin février, les cours des actions ont baissé et les rendements obligataires ont augmenté, en raison du renchérissement de l’énergie et des révisions à la hausse des anticipations d’inflation et de taux directeurs.
- Les évolutions récentes ont pesé de façon disproportionnée sur les actifs des pays émergents — en particulier des pays importateurs de produits de base et des pays vulnérables.
- Le fonctionnement des marchés est resté ordonné, mais les risques sont asymétriques et pourraient s’intensifier en cas de prolongation du conflit.
Canaux d’amplification et vulnérabilités systémiques
- Un niveau élevé de la dette publique et un recours accru aux émissions à court terme accentuent les risques de refinancement sur les marchés des principales obligations souveraines et pourraient réactiver l’interdépendance entre les États et les banques.
- Dans les pays émergents :
- Le dénouement des opérations de portage et les sorties de capitaux pourraient attiser les tensions sur les taux de change.
- L’expansion rapide des marchés du crédit privé et des cryptomonnaies stables appelle un suivi continu et proportionné.
- Dans le secteur des institutions financières non bancaires :
- Le fort endettement des fonds spéculatifs et des fonds indiciels à effet de levier pourrait aggraver la volatilité en raison d’une inversion forcée du levier et de problèmes de liquidité.
- L’asymétrie de liquidité dans le crédit privé demeure limitée, mais les difficultés croissantes des emprunteurs et l’exposition grandissante du secteur de détail pourraient menacer les structures semi-liquides.
- Sur les marchés d’actions :
- Les valorisations et la concentration excessives — notamment sur le segment des entreprises liées à l’intelligence artificielle — soulèvent des risques de dégradation.
- La multiplication des chocs sur l’offre a affaibli la relation de couverture entre actions et obligations, augmentant le risque de ventes massives simultanées.
Flux de capitaux de portefeuille et rôle des investisseurs non bancaires
- Depuis la crise financière mondiale, les pays émergents ont reçu des flux d’investissements de portefeuille considérables, dont l’intermédiation est en grande partie assurée par des institutions financières non bancaires.
- La sensibilité au risque mondial varie considérablement selon les types d’investisseurs non bancaires :
- Les fonds spéculatifs et les fonds d’investissement réagissent de manière plus marquée aux variations du risque mondial que les autres institutions financières non bancaires.
- Dans le secteur des fonds d’investissement, ce sont les fonds communs de placement passifs et les fonds indiciels qui présentent la plus grande sensibilité.
- Les pays qui s’appuient davantage sur ces investisseurs sensibles au risque subissent un durcissement des conditions financières lors des épisodes de tension sur les marchés mondiaux, avec des répercussions néfastes possibles sur la stabilité macrofinancière.
Implications pour les pays émergents
- Les flux d’investissements de portefeuille offrent des possibilités, mais aussi une sensibilité accrue aux fluctuations de l’appétence mondiale pour le risque, en particulier pour les pays présentant des vulnérabilités telles que :
- une dette élevée,
- un faible niveau de réserves internationales,
- des institutions déficientes.
- Les sorties de capitaux et le dénouement d’opérations de portage peuvent intensifier les pressions sur les taux de change et les conditions financières domestiques.
Recommandations de politique et actions prioritaires
- Veiller à ce que les facilités de liquidité et de financement soient opérationnelles.
- Surveiller les répercussions de l’inflation réelle sur les anticipations d’inflation.
- Conforter la gouvernance des banques centrales et des instances de contrôle.
- Consolider les cadres d’action des pays émergents.
- Ramener la dette publique sur une trajectoire viable.
- Achever la mise en œuvre du dispositif de Bâle III.
- Améliorer la surveillance des établissements non bancaires.
- Renforcer le partage des données entre les pays.
- Pour réduire la volatilité dans les flux d’investissements de portefeuille, les pays doivent :
- renforcer leurs fondamentaux macroéconomiques et la qualité de leurs institutions,
- constituer de solides réserves budgétaires et extérieures,
- déployer une gestion volontariste des risques, comme le préconise le cadre stratégique intégré du FMI.
- La coopération internationale est essentielle pour remédier aux failles réglementaires, limiter la propagation des chocs et combler les lacunes en matière de données.
Source: Rapport sur la stabilité financière mondiale, Avril 2026 — Chapitre 2
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